meditationfrance


Dîtes-oui à la souffrance !

« Appréciez la souffrance" disent les maîtres spirituels. Cela ne veut pas dire "Devenez un masochiste". L’idée n’est pas de créer de la souffrance pour vous et d'en jouir. Ils ne veulent pas dire : "jetez-vous de la falaise, faites-vous quelques fractures et jouissez-en, non ! "

La souffrance est déjà là. La vie par sa nature même crée de la souffrance. La maladie est là, la mort est là, le corps est là, par leur nature même, la souffrance est créée. Voyez-cela, regardez-cela d'un oeil sans passion.
Regardez ce que c'est, ce qui se passe. Ne fuyiez pas.

Immédiatement le mental dit: "Échappe-toi d'ici, ne regarde pas cela." Mais si vous fuyez, alors vous ne pouvez pas être heureux.
Cette méditation est idéale pour la prochaine fois que vous tomberez malade et que le docteur recommande que vous gardiez le lit.

Première Étape : Observez

Fermez vos yeux, reposez-vous sur le lit et regardez simplement la maladie. Observez-la, regardez ce qu'elle est. N'essayez pas de l'analyser, n'entrez pas dans des théories, regardez la simplement, regardez ce qu'elle est. Tout le corps est fatigué, fiévreux, observez-le. Soudain, vous sentirez que vous êtes entouré de fièvre, mais qu'il y a un point très frais à l'intérieur de vous, la fièvre ne peut pas le toucher, ne peut pas l'influencer. Le corps tout entier peut être brûlant, mais ce point frais ne peut pas être touché.

Ainsi alors que vous êtes allongé sur votre lit, fiévreux, en feu, le corps entièrement brûlant, observez-le simplement. Par l'observation, vous allez reculer jusque vers la source. En observant, en ne faisant rien... Que pouvez-vous faire ? La fièvre est là, vous devez la traverser, il est inutile de la combattre. Vous vous reposez et si vous luttez contre la fièvre, vous deviendrez plus fiévreux encore, c'est tout. Donc, observez-la.

Pendant que vous observez la fièvre, vous vous rafraîchissez; en observant encore plus, vous vous rafraîchissez encore davantage. Rien que par l'observation, vous parvenez à un pic, un pic si frais, que même les Himalayas se sentiront jaloux, même leurs pics ne sont pas aussi frais. C'est le Gourishankar, l'Everest intérieur. Et lorsque vous sentez que la fièvre a disparue... elle n'a jamais vraiment été là, elle était seulement dans le corps, loin, très, très loin.

Un espace infini existe entre vous et votre corps; un espace infini, je vous le dis. Il existe un vide qui ne peut pas être comblé entre vous et votre corps. Et toute la souffrance existe à la périphérie. Les Hindous disent que c'est un rêve parce que la distance est si vaste, si difficile à combler. C'est tout comme un rêve qui se passe quelque part ailleurs, qui ne vous arrive pas à vous, qui se passe dans un autre monde, sur une autre planète.

Deuxième Étape : Constatez

Lorsque vous observez la souffrance, soudain vous n'êtes plus celui qui souffre et vous commencez à apprécier. Au travers de la souffrance, vous prenez conscience du pôle opposé, de l'être intérieur plein de joie. Aussi lorsque nous disons, appréciez la souffrance, cela signifie : "observez, retournez à la source, centrez-vous. Alors, soudain, il n'y a pas d'agonie, seule l'extase existe".
Ceux qui restent sur la périphérie vivent dans l'agonie. Pour eux, il n'y a pas d'extase. Pour ceux qui sont parvenus à leur centre, aucune agonie n'existe. Pour eux, seule l'extase existe.

Extrait du Vighyan Bairav Tantra.


Haut de la page

** Cliquez ici pour voir les articles des mois précédents

retour