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Témoignage d’un lecteur de MF

Je veux vous raconter une de mes journées de travail en Norvège, au nord du cercle polaire pour vous communiquer mes émotions...

Salut à vous,

J'avais envie de raconter une journée de travail en Norvège, au nord du cercle polaire pour vous communiquer mes émotions.

La journée avait commencée par une petite ballade à travers des paysages enneigés. Au détour de la route, nous avions croisé un renard. Tache complètement rousse sur la neige blanche, il semblait nous démontrer que la vie était présente dans l'immensité. Plus loin, un élan nous gratifia d'un oeil inquiet.

Puis nous sommes montés en hélicoptère au somment de la montagne pour installer notre matériel. Le froid du métal collait à la peau, signe qu'il faisait plus de moins 10° en dessous de 0° nous ont indiqué les Norvégiens; charmante référence. Après nous être battu une bonne partie de la journée contre le blizzard, les averses de neige, nous avons été obligé de remonter en haut de la pente pour que l'helico nous reprenne. Marche avec de la neige jusqu'au genoux, parfois jusqu'au ventre dans les trous. Effort physique intense et brutal avec un arrière goût de sang au fond de la gorge.
L'hélico nous a redescendu de justesse, visibilité pratiquement nulle. Il était 14h, la nuit était tombé!

Le soir, bien au chaud dans un appartement douillet chez des amis, nous avons raconté nos expériences. L'alcool coulait à flot (pour eux) sans que rien ne transparaisse: le ton était le même, les yeux pas plus brillants que d'habitude. Je me demande comment ils arrivent à ingurgiter à 5 une bouteille de champagne, 2 bouteilles de vin, une de cognac et quelques bières! Même avec de l'entraînement aucun pauvre français ne résisterait!

Je suis rentré à pied à mon logement en bordure de la ville. Mes pas faisaient crisser la neige signe de grand froid. Près du terrain de foot quelques tentes étaient plantées. Des tentes comme des tipis et non comme les yourtes. De la fumée s'échappaient du sommet, à l'intérieur un bon feu devait crépiter. Dehors encore un grand feu et autour des silhouettes vêtues de bleu et de rouge: des lapons. Ce peuple de nomades et leur rennes qui défient le froid chantait et tout autour la foret s"était comme tu pour les écouter.Maintenant je sais ce que veux dire le grand silence blanc, c'est impressionnant. De voir ainsi ces gens, j'étais ému. Je suis resté un grand moment à les écouter sans m'approcher par respect pour leur intimité. Il me semblait que dans la même journée j'avais voyagé à travers le temps, passant de la technique et aux affaires à la tradition et au respect de la nature.

Le lendemain je reprenais l'avion. Sous les ailes le paysage merveilleux des Iles Lofoten se déroulait, mariant le bleu noir de la mer aux îlots blanc immaculé des dernières chutes de neige.

Le semaine prochaine cela sera Hong Kong et Taiwan. Adieu le silence et la solitude

Bises A+
Jacques


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