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Rencontre avec Jean-Marie Muller

par Meditationfrance

Jean-Marie Muller

Tu ne me sembles pas un enseignant spirituel traditionnel ni un psychothérapeute classique, tu es moderne, direct, dès fois provocateur et souvent avec un touche d'humour et de tendresse...d'où viens-tu ? Est-ce que tu appartiens à une tradition spirituelle ou pas ? 

Effectivement, je ne suis pas spécialement dans « le traditionnel » ni dans une mouvance spirituelle. Ce qui me tient à cœur c’est de se libérer des traditions (même si il peut y avoir des choses qui peuvent être bien dans le traditionnel), je préfère l’autonomie spirituelle où soi-même on devient un canal, un être flamboyant, centré, de plus en plus conscient avec ses guides.
Ceci dit on peut toujours avoir des professeurs, des mentors, des maîtres ou avoir besoin tout d’un coup d’un thérapeute. Ça c’est tout à fait clair mais en ayant plus d’étiquette. Dans ce sens-là, oui j’assume le côté provocateur en moi mais j’aime que ce soit constructif.

D’où je viens ? C’est une longue histoire…
Très jeune, je vivais déjà avec l’autre monde. Vers 4, 5 ans, je voulais vite aller au lit car je sentais que ma chambre changeait de forme et de vibrations. Mon cœur battait fort à ce moment. là. Je voyais plus qu’une pièce pleine de particules de lumière.
Je distinguais des cercles avec des « têtes lumineuses » qui étaient avec moi. C’était chaque soir « les retrouvailles », c’était comme des amis pour moi. Je pense que tout le monde a eu des choses comme cela. Et aussi vers 7-8 ans, il y a eu ce grand moment, chez mon grand-père, dans sa ferme, cela est resté ancré dans ma mémoire. C’était l’été, j’attendais sur l’escalier, il faisait chaud…arrive un homme barbu avec un fort accent sicilien. J’ai senti que cet homme venait pour moi. J’avais l’impression de le connaître. Et il m’a demandé si mon grand-père était là, «  je vais venir travailler quelques jours ici ».
Je rigolais car je savais que mon grand-père n’avait jamais engagé personne. Et pourtant en allant dans la cuisine, ils rigolaient tous les deux ensemble. J’étais très surpris de voir que non seulement mon grand-père rigolait mais en plus qu’il l’avait engagé. Quel miracle !
Et avec homme on a discuté ensemble. Et plus je parlais avec lui, plus je changeais, je parlais avec lui comme si j’étais un adulte, on parlait d’univers gémellaire, de vitesse de la lumière etc.
Puis il m’a dit que « de toute façon, certaines de ces choses tu les connais déjà et d’autres pas encore ». Il m’a donné aussi des enseignements.
Et à un moment donné, je sentais que c’était la fin. Il me dit : « comme tu vas encore passer des moments qui ne seront pas toujours faciles, tout cela va rester ancré dans ta mémoire. »
Et le 3ème jour à 5 h du matin, j’étais sur l’escalier, c’est l’heure où on se réveille à la ferme. Mon grand-père a demandé : « où est-il ? ». J’ai dit : « il est parti ». Mon grand-père a dit « ce n’est pas possible, il n’a même pas pris son salaire ». On l’a cherché, mais il avait disparu. Je ne l’ai jamais revu. Je m’en suis tout le temps souvenu !
Il y a eu bien sûr d’autres moments forts dans ma vie.
J’ai suivi aussi des cours de reiki, de channeling, d’huiles sacrées et d’hypnoses.
J’ai suivi cinq ans aussi les enseignements bouddhistes. Jusqu’à 25 ans c’était très dense. Mais je sentais que dans ma vie je ne m’en sortais pas. Je disais à une amie, « il y a quelque chose là-dessous qui gère le monde et tant qu’on ne s’en occupe pas, on ne s’en sortira pas. »
Et quelques semaines plus tard, je suis dans le sud de la France, un ami qui me présente Johanne Razanamahay-Schaller et Christian Tal Schaller, Joanne écrivait un livre « Au cœur de la conscience totale ». Elle m’a donné une copie du livre et m’a dit : « vous me direz ce que vous en pensez ! » et si vous connaissez un éditeur, je suis preneuse.
A partir de ce jour-là, est née une grande amitié. C’était aussi des professeurs, des maitres merveilleux. Avec eux, j’ai vraiment appris, appris et encore appris !
Pendant 5 ou 6 ans, j’ai passé beaucoup de temps dans leur domaine.
Avec ce travail, j’ai commencé à descendre à l’intérieur de moi…je suis à aller chercher mes déséquilibres, mes peurs, mes blessures, mes facettes qui sabotent. Bref, c’était parti pour un grand voyage, voilà en gros d’où je viens…de là émerge le Jean-Marie qui est là maintenant.
Aujourd’hui, je suis un enseignant libéré de beaucoup de choses, je n’ai pas peur de mettre des choses en question.
Avec Tal et Joanne et aussi Gwen Clappe, nous travaillons maintenant à quatre avec "Santé Globale" https://www.santeglobale.info/ pour proposer des stages et des formations ensemble. Et je dois dire que c’est intéressant de travailler à plusieurs et on rit beaucoup tout en faisant un travail profond.

Je crois avoir compris que tu as des dons de médiumnité. C'est un peu mystérieux pour moi. Et encore plus quand je lis que déjà dans ton enfance, tu avais cette capacité à entrer en contact avec "les mondes spirituels".
Peux-tu expliquer cela ? Qu’appelles-tu "les mondes spirituels" ? Le seul que je connaisse est le silence intérieur. 

Je ne dirai pas « dons de médiumnité » car je crois que nous sommes tous des médiums de génie dès le départ. Je peux le voir chez les enfants, à travers eux, passe le flot de la vie….jusqu’à 3 ou 4 ans, ils sont constamment inspirés par leur âme à vivre pleinement. C’est vrai que c’est très ancré en moi mais on a tous eu des contacts avec l’invisible, peut-être certains l’ont oublié.
J’ai un contact puissant avec les guides, qui à travers moi enseignent et transmettent. Cela se passe dans les stages, dès fois je suis en retrait et les guides spirituels sont là pour aider et nous bousculer, toujours avec amour.
Le plus difficile est d’être dans le présent et d’observer l’ego. Pour moi c’est aussi de la médiumnité. On peut appeler cela de l’intuition, de l’instinct.
« Les mondes spirituels », on peut les appeler aussi les sphères célestes ou les champs quantiques et les centres d’énergie. Des mots différents…
Le silence n’est pas plus élevé que les autres états, il y a de nombreuses dimensions. Croire que seul le silence apporte la joie, c’est faux. Si vous restez que dans le silence, c’est que vous avez peur…cela vient plutôt de l’ego.
Le silence c’est une dimension où il n’y a que respiration….RESPIRATION….(Jean-Marie respire fortement) ….RESPIRATION…..CREATION.

Jean-Marie Muller

J'ai deux amis d'environ 50 ans (un homme et une femme) qui en ce moment me parlent séparément de leur anxiété, parfois même de crises d'angoisses, souvent des insomnies et de toutes sortes de symptômes dans le corps et ce qui peut paraître étonnant c'est qu'ils sont des méditants de assez longue date et ont fait beaucoup de stages de développement personnel. Comment expliquer ce genre de phénomène, ce n'est sûrement par le fruit du hasard !

Il faut comprendre déjà d’où viennent les angoisses. Le 1er travail quand vous avez des insomnies, n’hésitez pas à taper sur un coussin !
Ce sont souvent des gens qui ont de la peur, des grandes tristesses, de la colère. Et comme cela reste à l’intérieur, cela agite, cela crée des insomnies, des maladies dans le corps qui enregistrent peu à peu ces formes pensées.
Parfois la problématique des gens qui méditent beaucoup, ce sont des personnes assez sérieuses, peut-être leur enfant intérieur a envie d’exprimer sa colère, de faire des bêtises, de faire le fou, de dire. Comme la personne le refoule, c’est l’ego qui garde cela dans l’inconscient. Dans ce cas-là, méditer n’est pas le bon outil pour se libérer, il faudrait se consacrer plusieurs fois par semaine un être un enfant, à aller au lac, de courir, de manger une glace. Ni le yoga, ni la méditation ne peuvent gérer vos émotions, mais la gestion des émotions si on regarde un enfant c’est tout simple, c’est vivant. On vit les choses, on pleure, on est en colère, on est joyeux et tout cela fait que l’énergie circule. Je ne dis pas qu’il faut crier dans la rue ou sur sa femme mais il faut trouver un exutoire. C’est toujours notre ego qui nous torture et qui crée nos angoisses. Pour les insomnies, il faut faire un groupe pour identifier les blessures. Peut-être que ces personnes sont en couples et qu’une partie d’eux-mêmes n’est pas en paix avec leur partenaire. Rien n’est hasard…soit on est dans l’ego, soit on est dans l’âme.

Quels sont les ingrédients principaux pour toi pour entamer un PROCESSUS DE GUÉRISON ? Identifier la blessure ? Amener de la Conscience ? 

Il faut toujours aller à la source, à l’origine de nos maladies. Quelles sont les causes de nos maux ? Ce sont toujours les facettes de notre être. Et c’est toujours l’ego. Oui, il faut identifier les blessures mais ce n’est pas suffisant, il faut descendre à l’intérieur de vous-même et sentir pourquoi vous êtes malade.

C'est quoi les "sous-personnalités psycho-actives" (SPPA) ? J'ai vu que vous proposiez un stage formation "Les SPPA : la solution pour vivre heureux" du 2 au 5 Mars 2019. 

A l’origine de ce magnifique enseignement, c’est Joanne Razanamahay-Schaller, ces personnages intérieurs qui existent en nous et qui sont à l’origine de tout ce qu’on vit. Jung parlait d’archétypes, certains parlent de facettes, de personnalités, de lotus aux milles pétales…ce n’est pas nouveau mais son travail est révolutionnaire pour comprendre l’origine de nos maladies.

nature

Comment est-ce que tu te ressources dans la semaine ? Est-ce que tu pratiques un sport, de la méditation ou du yoga ? 

J’ai beaucoup de moyens de me ressourcer…quand je suis avec mon frère avec mes parents ou quand je suis avec Joanne et Tal. J’adore aussi être au bord du lac ou d’une rivière ou m’asseoir regarder les montagnes. Tous les endroits peuvent être un lieu de ressourcement (un lieu de conférence) si je suis bien centré. Je ne pratique pas de méditation dit classique. Et malheureusement je n’arrive pas à faire du sport (rire) mais c’est sûr que cela le mouvement fait du bien au corps !

Site web : www.jeanmariemuller.ch -  YouTube