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Les obstacles à la réalisation de notre Mission d'Âme, et comment les surmonter.

Nicolas Mauran

Par Nicolas Mauran, le 18 mars 2018

Je m'appelle Nicolas Mauran, et je suis Guide Mission d'Âme.
C'est en 2008/2009 que je me suis autorisé à créer cette forme d'accompagnement particulière, convaincu que j'ai été à ce moment là que notre mission est notre idéal, et que cela correspond aussi précisément à notre destin. Cette conviction est encore plus vivante aujourd'hui.

Depuis 10 ans que mes collaborateurs et moi-même avons guidé des milliers de personnes à la découverte et la réalisation de leurs missions d'âme, nous avons pu approfondir notre compréhension du processus et développer notre méthode. Convaincus de la nécessité de ne jamais cesser d'apprendre, nous poursuivons nos recherches.
J'aimerais par cet article transmettre une partie du sel de cette expérience d'une si grande richesse. De nombreuses personnes se sont profondément dévoilées et ont mis leur âme à nue devant nous. La Lumière d'une âme libre est particulièrement marquante, on ne peut pas oublier. Nous nous sentons très chanceux d'être dans cette positions de témoins privilégiés. Nous recevons beaucoup de Lumière à travers ces expériences, qui se déroulent principalement à huis clos dans le privé des cabinets et des centres de développement personnel, mais parfois aussi sur les lieux de conférences et les stands de salons professionnels du bien-être.

Quand on n'a pas vécu l'ouverture à la Lumière on ne peut pas imaginer. La vie est vécue principalement de façon exotérique, c'est-à-dire que l'attention est essentiellement tournée vers le dehors. L'ombre de notre civilisation matérialiste est difficile à vivre. Nous sommes coupés du corps à partir de la tête. Nous fuyons les sensations désagréables, et surtout les émotions. Ceci est très net lorsque je pose la question à mes clients de leurs ressentis. Invariablement la réponse va concerner une information du passé ou une projection sur le futur, l'histoire que se raconte le Moi au sujet de lui-même. Je dois reposer ma question en précisant: "Qu'est-ce que tu sens, ici, maintenant, dans ton corps ?".

Là, cela crée souvent un blanc, une sorte d'absence. Ou alors j'ai droit à une réponse automatique, du genre: "ça va". Puis, avec de la patience et une invitation répétée à sentir, l'individu va petit-à-petit s'autoriser à se sonder un peu plus et à apporter des réponses plus profondes. Mais le chemin est long, le dévoilement de l'intimité se fait progressivement. Nous avons besoin de nous apprivoiser et sentir que notre environnement est suffisamment sécurisé. Ainsi, de dévoilement en dévoilement, de dépouillement de nos vieilles peaux en dépouillement, notre être de Lumière se révèle et se met à rayonner.

Une autre manière que nous avons de montrer de manière concrète, et rapide, aux personnes que nous guidons qu'elles sont coupées du corps est d'exercer sur celui-ci des pressions avec le doigt à des points spécifiques que nous percevons par intuition, clairsentience ou clairvoyance. Les douleurs qui se manifestent alors chez la plupart des gens est tellement surprenante pour eux que certains sont persuadés que nous appuyons de manière outrageusement féroce, et que notre doigt est comme un couteau. Mais, même si la pression est parfois très forte, la plupart du temps elle plutôt modérée, voire même légère. D'ailleurs nous le prouvons en déplaçant le doigt à autre endroit du corps et en y exerçant la même pression, il n'y a alors pas de douleur. J'invite aussi la personne à exercer une pression similaire avec son doigt sur la zone pour vérifier par elle-même. La douleur est bien là, alors qu'elle n'appuye pas très fort. En continuant ainsi le travail corporel il devient rapidement clair que le corps est souffrant un peu partout. C'est là que vient la deuxième prise de conscience.

D'où vient cette souffrance ? Qu'elle est son origine ? Bien sûr il y a de nombreuses raisons à trouver dans le passé, comme des traumatismes avec les parents, les frères et soeurs, la famille, la naissance, la vie intra-utérine, les vies antérieures, les vies parallèles, la magie noire, les défunts, les entités du bas astral, etc. La liste est longue. Le problème avec ce paradigme où la cause est cherchée dans des traumatismes du passé c'est que de manière implicite on s'attend à régler tous ces problèmes d'une manière ou d'une autre, notamment grâce aux psychothérapies, et ensuite être libre. Cependant, au fur et à mesure que l'on travaille ces différents traumas, même si on peut constater des améliorations, une insatisfaction demeure. C'est que la cause de tous les traumatismes n'est pas accidentelle. D'ailleurs, il n'y a jamais d'accident. Rien n'arrive par hasard. La cause est donc à trouver en soi-même, à la racine de tous les traumas.

En vérité la souffrance vient de la résistance que nous opposons de façon principalement inconsciente à la libre circulation de l'énergie dans notre corps. Nous faisons cela simplement par ignorance. Nous sommes persuadés que si nous sortons du contrôle et que nous lâchons prise, cela va nous faire mal. Nous sommes convaincus de cela parce que lorsque l'énergie pousse dans le corps pour sortir, sans nous en rendre compte nous lui résistons en proportion et nous ressentons alors de la souffrance. Nous associons alors la circulation de l'énergie dans notre corps à de la souffrance. Mais lorsqu'on ne cherche fait l'expérience de ne pas souffrir. On obtient plus que de ne pas en souffrir, on ressent aussi une libération, et même une jouissance. La preuve en est que les femmes qui acceptent totalement la douleur durant l'accouchement au lieu de lui résister, finissent par avoir un orgasme, voire une extase.

extase

Si notre mission d'âme correspond à notre idéal, sa réalisation correspond forcément à une jouissance. Pour mieux comprendre cela il suffit de suivre le raisonnement suivant:

Idéal = plus grand désir = plus grand manque = pire souffrance = karma = destin = jouissance

Suivez le raisonnement jusqu'au bout pour comprendre le lien entre idéal et jouissance. L'idéal correspond à notre plus grand désir, car par définition l'idéal est ce qui nous convient le mieux. On ne peut pas trouver quelque chose de mieux que l'idéal, car c'est précisément notre idée de la plus haute perfection. Alors bien évidemment, si c'est une idée, ce n'est pas concret, ce n'est pas encore réalisé. Si ce n'est pas encore là, alors cela nous manque. D'ailleurs, on ne peut désirer que ce qui nous manque. Par exemple: si je manque d'eau j'ai envie de boire, mais si j'ai bu je n'ai plus soif. On ne peut désirer que ce qui nous manque. Ainsi notre plus grand désir est notre plus grand manque. Il faut s'imaginer ce que ça représente. Le plus grand manque ce n'est pas juste de manquer un peu d'eau. C'est notre pire souffrance. Ce manque est abyssal, et l'absence de ce qui nous comblerait est aussi profonde que la souffrance que cela nous crée. Si l'idéal est la perspective de la plus haute perfection, sa réalisation concrète correspondrait au Paradis sur Terre, mais si cette réalisation n'a pas lieu cela correspond à un véritable Enfer. Cet enfer est vécu dans le corps, et la souffrance est tellement forte qu'il n'y a pas d'autres possibilités que de se couper d'elle en s'anesthésiant, sinon c'est intolérable. C'est la raison pour laquelle on peut être surpris que par une simple pression du doigt sur le corps cela puisse réveiller une grande douleur. C'est notre enfer, caché dans le corps, et pourtant bien réel. Mais quel est le lien entre la résistance à la libre circulation de l'énergie, qui crée cette souffrance dans le corps, et notre plus grand manque ?

Il y a un lien direct entre le manque et l'énergie. Le manque c'est simplement le manque d'énergie libre. Lorsque vous vivez un évènement traumatisant, cela n'est traumatisant uniquement que parce que vous n'acceptez pas cet évènement. Vivre un évènement, c'est essentiellement vivre un flux d'énergie particulier dans le corps. Vous êtes à ce moment là traversé par différentes énergies. Par exemple, si vous perdez un être cher à votre coeur, vous serez parcouru par du chagrin. Si vous acceptez complètement ce fait, le chagrin pourra s'exprimer complètement, et vous serez libre et heureux. Rien ne manquera, vous aurez fait le deuil de cette personne, et vous serez disponible à vivre d'autres relations riches dans votre vie. Mais si vous résistez au chagrin, même si vous pleurez cela ne veut pas dire que vous lâchez prise, alors vous sentirez un manque. Ce manque, dont la teneur est porté par le chagrin, reste dans votre corps parce que vous n'avez pas su le laisser libre de partir. Vous l'avez retenu, par peur. Ce peut être la peur d'être submergé par le chagrin, ou alors ce peut être la croyance que seule cette personne pouvait vous apporter l'amour que vous avez connu avec elle et que lâcher prise ce serait nier cet amour, etc.

Ainsi, nos manques sont en réalités des masses énergétiques présentes dans notre corps (quand je parle du corps, je parle en fait de tous les corps – notre corps physique et nos corps subtils à l'intérieur). Donc, lorsqu'on laisse l'énergie de notre plus grand manque circuler, la sensation de ce manque disparait. C'est un plaisir que de se libérer de la sensation du manque. Et se libérer de la sensation du plus grand manque c'est le plus grand plaisir qu'on puisse avoir. C'est une véritable jouissance, jusqu'à l'extase.

Ces énergies prisonnières dans le corps, c'est exactement ce qu'on appelle le karma. Tout ce que vous avez retenu dans le corps détermine votre destin, dans la mesure où vous allez, en partie inconsciemment, orienter votre vie dans la direction de la libération de ce karma, de ces énergies captives.

Vous ne pouvez rien désirer d'autre au fond que de vous libérer. Tout ce que vous entreprenez, de près ou de loin, touche à ce besoin de libérer l'énergie captive dans le corps, de libérer le karma. Nous cherchons tous le soulagement, la fin du conflit, la satisfaction idéale. Tout ce que nous faisons tend à cela, avec plus ou moins de réussite. On peut aussi rajouter de la souffrance dans cette recherche, sans s'en rendre compte. C'est souvent le cas.

Notre mission d'âme est le chemin idéal sur Terre pour libérer toute cette énergie prisonnière dans le corps, et retrouver la connexion consciente à la source d'Amour présente en chacun de nous et tout autour de nous. Comme chaque individu a un karma unique, chacun a donc une mission d'âme unique. Le moyen pour la trouver est de prendre conscience de votre idéal, et le moyen pour la réaliser est d'apprendre à accueillir avec amour toutes les énergies dans votre corps. Et quand vous avez conscience de votre idéal et que vous accueillez l'énergie il y a naturellement des actions qui se manifestent à travers vous et vous permettent d'avancer concrètement sur votre chemin, et de réaliser cette fameuse mission.

Accueillir l'énergie dans le corps avec amour est tout un programme, tout un travail, et demande du temps. C'est un engagement total. Quand on a fait cet engagement on n'imagine pas revenir en arrière malgré les difficultés sur le chemin et les moments de découragement.

Car par ailleurs, les moments qui nous sont donnés de goûter à ce Paradis Terrestre sont tellement marquants, qu'on n'a pas envie de chercher le bonheur ailleurs. Il n'y a plus qu'à se retrousser les manches, s'armer de patience, s'ouvrir à la Lumière, et faire confiance à notre destin.

Bon courage à tous !
Puissiez-vous trouver votre mission d'âme et la réaliser.

Nicolas Mauran. Guide Mission d'Âme
http://missiondame.net - Tél: 07 81 34 24 86