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Rencontre avec Christina Zelzner, Psycho-Bio-Thérapeute

Christina Zelzner

dans son cabinet à Grenoble

Tu es psychobiothérapeute formée en thérapie psycho-corporel et psycho-sexuel et au tantra (Sky Dancing). Qu’est-ce qui te plait dans ce travail thérapeutique ?

Ce qui me plait avant tout, c’est d’accompagner des hommes et des femmes à accéder à leur plein potentiel, à incarner leur identité sexuelle. Nous ne sommes pas des personnes, mais des êtres sexués, et nous accédons à notre plein épanouissement en nous nourrissant de notre énergie vitale, qui est de nature sexuelle. J’amène les personnes à libérer leur mémoire corporelle et à considérer leur corps comme une ressource. Le corps « sait » comment développer son plein potentiel, comment lever les inhibitions. En suivant le flux naturel de l’énergie vitale, tout se met en place.

Tu parles du corps comme d’une ressource. Quel type de techniques utilises-tu dans ton travail ?

En cabinet, je commence en face à face et j’utilise avant tout le ressenti. J’ai été formé au bio-décodage par Philippe Levy qui a été un excellent formateur. Il m’a appris à utiliser le ressenti comme un laser qui amène directement à l’origine de la problématique tout en apportant la solution. J’amène donc la personne dans son ressenti, par différents outils. Si la personne a déjà un bon contact avec elle-même, l’introspection peut suffire. Sinon, je lui demande de prendre une position corporelle qui amplifie son ressenti, de faire un dessin intuitif, ou bien je la laisse choisir des peluches pour une mise en scène de sa problématique. Il m’arrive aussi de travailler avec des coussins représentant des personnes. L’origine des difficultés que nous pouvons rencontrer se trouve toujours dans notre enfance. J’amène donc la personne à rencontrer son Enfant Intérieur et à écouter son besoin. Si le besoin profond de l’enfant est nourri, l’adulte retrouve tout son potentiel. Une grande partie du travail consiste à autoriser la personne à reconnaître son besoin et à incarner ce qu’elle est : un être sexuel.

Au niveau des stages, nous travaillons beaucoup en corporel en utilisant le groupe comme un vecteur de guérison. Le travail en groupe permet à la personne d’aller dans ses empreintes corporelles et de faire ensuite une bonne expérience, qui crée un ancrage positif. En se vivant autrement, la personne peut amener cette transformation dans son quotidien.

Et puis, je suis en train de suivre une formation en thérapie de traitement post-traumatique, au cours de laquelle la personne apprend à libérer l’énergie vitale qui s’est figé lors des expériences traumatisantes et de la mettre au service de sa vie. Cette formation est en train de transformer ma pratique, car elle est très proche du fonctionnement corporel instinctif et permet un accès direct à ses ressources innées.

Tu travailles aussi beaucoup avec les femmes, que ce soit en séance individuelle ou en collectif ?

Oui, j’anime un cercle de femme qui s’appelle « Le plaisir d’être Femme », où j’invite les femmes à découvrir leur essence féminine, en habitant leur corps. Nous nous rencontrons une fois toutes les trois semaines environ, en soirée, à Grenoble.

Au cours de ces soirées, qui se déroulent autour d’un thème que je propose, j’amène les femmes à aimer leur corps et à contacter directement la puissance de leurs organes génitaux, à se connecter à leur périnée, leur vagin, leur utérus, leurs ovaires. Le périnée est la base, le gardien du territoire intime, le soutien de la féminité. Le vagin est la porte au plaisir. L’utérus est le siège de tous les possibles, le chaudron magique, et la maison de l’âme de toute femme. Et les ovaires contiennent tout son potentiel transgénérationnel, une mine inimaginable ! Je travaille aussi avec des éléments du Tantra et du Tao pour faire circuler l’énergie sexuelle. Quand on est dans sa puissance féminine, c’est beaucoup plus facile d’être femme dans ce monde-là. On se sent bénie.

Tu parles de puissance féminine. Je ne suis pas sûr de bien comprendre quelle est la différence entre la puissance féminine et la puissance masculine ?

Mais ce n’est pas du tout la même puissance ! Quand on regarde le flux de l’énergie sexuelle, la femme reçoit l’énergie par son vagin et l’émet par son cœur, pendant que l’homme puise l’énergie dans son cœur et l’émet par son sexe. Le masculin sacré pénètre le monde avec son amour, pendant que le féminin sacré exprime sa puissance sexuelle en aimant ce qui est. L’énergie féminine s’exprime tout en rondeur, elle accueille ce qui est, elle est connectée à la source de toute chose, sa créativité fleurit sans aucun but. L’énergie masculine s’exprime de façon rectiligne, elle projette, elle est connectée au sens de toute chose et concentrée sur un but.

Les deux puissances ont la même origine, mais leur manifestation est différente. Les deux sont complémentaires et forment un tout. Le féminin a besoin de la structure masculine pour s’exprimer en sécurité, pendant que le masculin a besoin de la source féminine pour prendre forme. Le masculin transcende le féminin en donnant sens à la source. La rencontre des deux polarités est à l’origine de toute vie.

Avec mon compagnon Bernard Pouey, nous animons un atelier pour des hommes et des femmes, cela s’appelle « Sacré Eros !... ». Nous proposons quatre modules consécutifs. Au cours de ces modules, nous amenons les participants à incarner leur identité sexuelle, à nourrir les manques de leur développement psycho-sexuel, à être et surtout à rester en relation, et à accéder à la sexualité tantrique. Cet atelier se déroule une fois par mois à Grenoble. Il s’agit d’un travail sur l’année.

Christina et Bernard

Nous recevons également des couples en thérapie, car nous nous sommes rendus compte qu’il est plus puissant de les recevoir ensemble. Nous les faisons bénéficier de notre propre expérience en les amenant surtout à ce que l’énergie amoureuse circule de nouveau dans leur couple. C’est très satisfaisant.

Tu proposes aussi des stages en résidentiel ?

Oui, j’anime trois stages sur la féminité dans le sud de la France, dans le Var. Cela s’intitule « Les 3 Saisons de la Femme ». Ce cycle de trois stages résidentiels permet de parcourir les étapes essentielles de la vie d’une femme : de la construction de l’identité féminine de la jeune fille dans le cadre de ses transmissions familiales, à l’épanouissement de la féminité dans toutes ses aspects, jusqu’à la puissance féminine dans sa dimension de transmission.

Et à partir de cet été, je vais également animer des stages avec mon compagnon sur la relation Homme-Femme et sur l’Enfant Intérieur.

Dans ton article « Regardez-moi », tu dis que l’Enfant Intérieur nous domine parfois et prend contrôle de notre vie ?

Oui, en effet. À chaque fois que nous réagissons de façon disproportionnée, que nous perdons nos moyens, ce n’est pas l’adulte mais l’enfant blessé en nous qui réagit. Au moment où nous en prenons conscience, il y a déjà un changement. Cette reconnaissance de l’Enfant Intérieur est essentielle, car au fond de chacun de nous vit un enfant blessé et un enfant doué. Quand nous soignons l’enfant blessé, en apprenant à écouter ses besoins, à être un bon parent pour lui, l’enfant doué refait surface et illumine notre existence.

L’enseignant spirituel Eckhart Tolle parle du « corps de souffrance », cette partie de notre ego qui retient toutes les émotions douloureuses au point de prendre le contrôle de notre vie.

Oui, ce « corps de souffrance » renferme la mémoire corporelle des blessures de notre enfance et la mémoire transgénérationelle de notre histoire familiale. C’est beaucoup plus facile de le lâcher quand on comprend ce qui se passe, quand « on appuie sur les bons boutons », et quand on accueille ses faiblesses avec amour au lieu de se juger.

Le travail sur l’Enfant Intérieur peut se faire en séance individuelle ou bien en groupe. En groupe, nous le proposons, mon compagnon et moi-même, au sein d’un cycle qui se nomme « Chrysalide ». C’est un travail de thérapie psychocorporelle et psychosexuelle qui permet de réconcilier son Enfant Intérieur. La personne vient avec une problématique adulte, et nous cherchons son origine dans l’enfance. Ensuite, nous écoutons le besoin de l’enfant, besoin qu’elle va pouvoir nourrir en s’appuyant sur le soutien du groupe. En ayant nourri l’Enfant Intérieur, l’adulte retrouve ses moyens pour faire face à sa vie adulte.

Oui, je peux parler aussi de mon expérience. Tu m’as donné une séance de thérapie autour de ma difficulté avec une personne de ma famille, et je dois dire que ce travail m’a beaucoup aidé. J’ai compris beaucoup de choses au cours de cette séance en rentrant en contact avec mon Enfant Intérieur et en sentant plus profondément ce qui se passe pour moi.

Je transmets mon Savoir-Faire thérapeutique dans une formation qui s’appelle « Chemins vers l’Être® » que nous animons ensemble avec ma collègue Renée Findris.

Est-ce que tu penses que la thérapie est nécessaire pour grandir spirituellement ?

Absolument. À mon avis, pour la plupart d’entre nous, cela est nécessaire. Cela soutient grandement l’avancement sur le chemin spirituel. Car qu’est-ce qui nous empêche d’être dans notre nature spirituelle ? C’est l’Ego, qui se construit sur la somme des blessures infantiles et transgénérationnelles. Si on guérit ces blessures, le chemin spirituel est grand est ouvert. Si on essaie d’en faire abstraction, il s’avère être plein d’embûches. Le moine et enseignant bouddhiste Thich Nhat Han l’a d’ailleurs très bien décrit dans son livre sur l’Enfant Intérieur.

Tu t’intéresses à la méditation… Qu’est-ce que tu amènes du monde de la spiritualité au travail thérapeutique ?

Le fait que la souffrance à un sens. Que nous avons chacun notre destinée et notre mission à accomplir. Que nous sommes reliés à une force qui est plus grande que nous. Que nous sommes le fruit de la rencontre des énergies féminines et masculines, c’est-à-dire du ciel et de la terre. Que notre corps est un temple par lequel le divin s’exprime. Que nous sommes un(e) représentant(e) du féminin ou du masculin sacré.
Je travaille beaucoup avec les trois chakras inférieurs, pour que les chakras supérieurs s’ouvrent. Car sans nettoyage des chakras inférieurs, les chakras supérieurs ne sont, soit pas accessibles, soit pas ancrés.
Avec mon travail thérapeutique, je souhaite contribuer à la réconciliation du féminin et du masculin, au mariage sacré, afin que la guerre des sexes cesse et la paix s’installe dans le monde. Car c’est en nous honorant dans notre essence féminine et masculine que nous connectons à notre nature divine.

Un grand merci pour cette interview et cet exercice que nous avons fait ensemble.

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