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Le stress, une maladie de notre temps

guy hauray

Par GUY HAURAY, Dr.
Doctorate in psychology
Master in anthropology
Coach-Consultant international depuis 1978
Fondateur de l'Institut de Profiling et de Neuro-Coaching (ipnc)
Membre de l'American Anthropological Association

Le stress est souvent décrit comme l'une des grandes maladies de notre époque, surtout dans le travail. Engendré par l'ensemble des contraintes que nous subissons chaque jour, il serait à l'origine de la plupart des maladies coronariennes ou encore de dépressions et de l'absentéisme.
Avant de décrire plus précisément les causes et les symptômes du stress, voici quelques données sur l'ampleur de ce phénomène.

LE STRESS TUE

Selon le BIT (le Bureau International du Travail, qui siège à Genève et est un organisme important pour l'étude des conditions de travail), dans son rapport annuel de 1993, le stress est " l'un des plus graves problèmes de notre temps ". Le stress provoque un très grand nombre de maladies, et, dans certains pays, il serait même mortel : c'est le cas, par exemple, au Japon, où le syndrome d'épuisement nerveux semblable à notre stress s'appelle le karoshi. Il s'agit d'une maladie redoutée, due à l'épuisement physique et nerveux. Le karoshi touche des employés modèles qui travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et qui, au bout d'un certain temps, sombrent dans l'apathie, dans un épuisement qui peut les conduire à la mort (mais, heureusement, les cas sont fort rares).

Le stress dans le travail concerne les employés qui s'identifient trop dans leurs tâches, et se déroule selon un schéma désormais classique : dans une première phase, le jeune diplômé montre beaucoup d'enthousiasme et d'énergie. Il travaille constamment pour faire sa place dans l'entreprise ou gravir plus rapidement les échelons de la hiérarchie. Au bout de quelque temps, le carburant nerveux vient à manquer, et il commence à se plaindre de fatigue, de troubles du sommeil, d'irritabilité excessive. Puis, progressivement, apparaissent les signes d'épuisement nerveux et physique, marqués par un état dépressif important.

On pourrait rapprocher de cet état le " syndrome des yuppies ", qui se manifeste aussi par une profonde fatigue, et qui est d'origine inconnue. Pour les Américains, très nombreux à être affectés par cette maladie, elle serait d'origine virale, alors que les médecins français penchent plutôt pour une origine psychologique.

stess LES VICTIMES DU STRESS

Toujours selon les études américaines, le stress au travail reviendrait très cher, puisque son coût est évalué, uniquement aux États-Unis, à 200 milliards de dollars par an, soit approximativement 1 000 milliards de francs, en raison des soins médicaux, de l'absentéisme au travail et de la baisse de productivité. En Europe, le stress serait également à l'origine de millions d'heures de travail perdues.

On parle souvent du stress du manager ou des financiers, qui seraient soumis à des contraintes importantes. Mais, dans la réalité, ce ne sont pas ces professions qui sont les plus fatigantes ni les plus stressantes : les plus dangereuses, à cet égard, sont les métiers soumis à un environnement bruyant (mécanique, travaux du bâtiment, fonderie, etc.), routinier (travail à la chaîne), mais ceux-ci ont tendance à disparaître aujourd'hui. Sont aussi concernés les métiers supposant un investissement nerveux important de la personne : infirmière, instituteur, coursier, standardiste, contrôleur aérien.

Tout ceci ne nous dit pas ce qu'est le stress. Il est vrai qu'il n'existe aucune définition admise par tous les médecins, et que, depuis cinquante ans, la conception du stress a beaucoup évolué.

stess
LES ATTITUDES DE RÉPONSE

Cependant, il ne faut plus aujourd'hui considérer le stress comme une agression subie : nous ne sommes pas désarmés devant l'angoisse, l'anxiété ou le harcèlement.

Plutôt que de s'attarder sur les causes du stress, il est plus important de s'intéresser à la façon dont chacun d'entre nous y réagit. Certes, presque tous les événements de la vie sont source d'anxiété, mais ceci ne veut pas dire que tout le monde soit anxieux et angoissé.

Il y a deux façons de comprendre cette réaction. Pour nombre d'individus, la tension attribuée à l'état d'urgence est vécue de façon positive : il leur faut une stimulation extérieure pour se sentir bien et travailler correctement. Ils ont besoin de défis pour donner toute leur mesure. C'est souvent le cas des médecins, des hommes politiques, des chefs d'entreprise qui veulent être confrontés chaque jour à des situations nouvelles. Il existerait ainsi plusieurs attitudes vis-à-vis du stress, et celles que nous venons d'évoquer en représentent un type caractéristique.

Dans le deuxième cas, nous sommes fortement agressés par le stress, mais nous sommes capables de mettre au point des parades, ou des mécanismes de défense qui nous permettent de réagir positivement. Alors que les premiers privilégient l'affrontement contre le stress (" ça passe ou ça casse "), les seconds préfèrent la fuite : dès qu'il y a un événement stressant, ils essaient de s'accommoder de la situation et de se relaxer. Ces techniques de défense sont très variables d'un individu à l'autre, car chacun possède ses propres méthodes pour se détendre, et diminuer son degré de tension nerveuse. Pour certains, il suffit de fumer une cigarette, faire quelques pas ou s'étirer.

D'autres s'étendent quelques instants, font du jogging, ou vont au cinéma pour se changer les idées.

En fait, il ne faut pas considérer qu'il y a le stress d'un côté et l'individu de l'autre. La vie consiste à s'adapter en permanence à des événements imprévus ou difficiles et à trouver pour soi les meilleurs moyens de lutter contre (ou de fuir) les événements stressants.

stessLUTTER CONTRE LE STRESS

Il n'y a pas de remède universel contre le stress. C'est à chacun d'entre nous d'élaborer la stratégie qui vous convient le mieux, tout en sachant que le stress est devenu partie intégrante du quotidien. Nous n'avons que peu de moyens d'y échapper entièrement, et parfois nous le recherchons, il est donc préférable de reformater certains de ses modes mentaux et ce, en fonction de sa personnalité, de ses valeurs et de ses aspirations, le Neuro-Coaching fait merveille en ce domaine.

Il existe cependant des règles générales, qu'il est important de respecter. Elles relèvent essentiellement de l'hygiène de vie. Voici quelques-unes de ces règles :

Essayez autant que possible de vivre dans une ambiance familiale et sociale agréable. Se protéger du stress, c'est d'abord avoir des amis et une famille avec qui l'on s'entend bien. La solitude aggrave les problèmes, parce que vous ruminez vos difficultés et que vous n'avez personne à qui en parler. En revanche, si vous passez une joyeuse soirée avec des amis, en oubliant vos difficultés, vous verrez que le lendemain elles seront déjà à moitié résolues.

  • Développez vos loisirs. Il est important que toute votre vie ne soit pas centrée sur le travail. Ayez à côté une activité complémentaire qui vous permette de changer de centre d'intérêt : bricolage, lecture, photographie... Ce ne sont pas les idées qui manquent :

  • Faites du sport. L'exercice physique est essentiel et trop souvent oublié. Nous développons un peu plus loin tous les principes que doivent suivre les débutants. Retenez que le sport a un rôle prépondérant pour atténuer les effets du stress.

  • Surveillez votre alimentation : la diététique a un rôle également fondamental. Apprenez à vous alimenter correctement, en faisant un bon petit déjeuner et en mangeant plus légèrement le soir. Faites attention au café, au tabac et à l'alcool. Certes, ils agissent souvent comme des calmants dans des situations stressantes, mais l'escalade est dangereuse, et ils ne font alors que renforcer l'angoisse.

  • Ménagez-vous un moment quotidien de détente : lorsque vous rentrez chez vous, allongez-vous dans l'obscurité, si possible sans bruit, pendant quelques minutes. Vous pouvez adopter une position qui permette en outre de soulager votre dos, en vous étendant par terre, la tête bien calée par un petit coussin placé sous le cou, et les jambes fléchies et surélevées, appuyées sur le rebord de votre lit ou d'un canapé. Ou mieux ! Pratiquez la NEUROSYNERGIE.

  • Rééduquez votre sommeil. Lorsque l'on est stressé, on devient facilement insomniaque, et c'est la fuite dans une consommation effrénée de somnifères, bien connue chez les Français. Apprenez à dormir correctement, selon les principes de la NEUROSYNERGIE.

  • Relaxez-vous : la détente quotidienne que vous vous offrez peut être suffisante, mais vous pouvez aller plus loin, soit en salle de gymnastique en suivant des cours de culture physique, de stretching, de yoga, ou, tout simplement, en allant au sauna.

Si vous suivez tous les principes énoncés ci-dessus, il y a de fortes chances que vous supportiez beaucoup mieux les différents stress de votre existence. Néanmoins, si les difficultés persistent, n'hésitez pas à consulter un Neuro-Coach.

© Guy Hauray, Dr., coach consultant international,


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