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Conscience au quotidien

Keshar

par Keshar

On retrouve la notion de conscience, c'est-à-dire la capacité à être dans le moment présent et à le vivre pleinement à tous les niveaux de l’être, dans la plupart des traditions spirituelles religieuses ou agnostiques, philosophiques ou dévotionnelles, dès lors qu’il s’agit d’une voie d’évolution et de réalisation de notre essence.

Et si finalement toutes les techniques et pratiques, qu’il s’agisse des différentes formes de méditation et des disciplines physiques ou mentales que les traditions de développement de l’être nous proposent ne recherchaient « que » cela ?

Etre pleinement présent, au niveau du corps, du mental et de l’âme, cela peut sembler simple au premier abord, cela devrait être simple puisqu’essentiel !
Pourtant, nous sommes conditionnés de part notre culture, notre éducation, notre société, à faire plusieurs choses à la fois sous couvert d’efficacité et de polyvalence, à s’identifier aussi à l’image que l’on veut donner aux autres et à nous-mêmes, pour mieux occulter nos faiblesses, travers et blessures et se forger une carapace qui nous éloigne de ce que l’on est.

Etat de présence serait donc antinomique avec ce qu’exige notre réalité quotidienne ? Ou tout du moins paradoxale ? C’est là que la notion d’un et de multiple apparait, qualité de témoin pas si facile que cela à réaliser, qualité que possède le sage et l’être illuminé, qualité que le chercheur de vérité va cultiver tout au long de son chemin jusqu’à ce qu’elle face partie intégrante et naturelle de son être. Alors, que l’être soit pleinement impliqué dans la vie sociale ou qu’il mène une vie contemplative, peu importe, il reste immergé dans son centre et agit à partir de cela.

L’état de conscience est la voie de la liberté, de la vraie liberté. Elle suppose de ne rien rejeter, de ne ni refouler ni rechercher.
Mais sauf pour quelques rares élus, elle n’est accessible qu’après un long parcours de travail sur soi, pour désapprendre sans oublier, pour se dépouiller jusqu’à revenir à l’innocence qui mène alors à la fraicheur de l’instant. Connaissance de soi, maîtrise de son corps, de son mental et de son fonctionnement, de ses émotions. Ne rien bloquer mais ne s’identifier à rien. Etre un témoin de ce que l’on est, aujourd’hui, en cet instant, sans juger. Mais en laissant la qualité de présence purifier ce qui entrave le chemin, mettre à nu les peurs et les doutes, les faire disparaitre dès qu’ils sont remontés à la surface de la conscience. Tranquillement. Patiemment. Sans vouloir de résultat. Surtout sans vouloir aller vite. En étant dans un état de confiance tout en étant suffisamment déterminé pour ne pas se laisser décourager par l’ampleur du travail, le temps... En laissant la lumière de la conscience faire le travail. Résolument.

lotus

Devenir un lotus, Kamal, cette fleur que les Yogis ont adoptée comme symbole de ce qu’ils sont ou seront. Fleur délicate et parfaite qui plonge ses racines dans la boue – le monde profane qui exige tant de nous et parfois, souvent, nous éloigne de notre essence. Et qui en même temps, parce qu’il est incapable de nous satisfaire pleinement, est la meilleure et la plus belle des écoles d’apprentissage qu’il ne faut surtout pas fuir mais aborder un peu comme un jeu sans s’identifier aux drames et contraintes qui l’animent – et s’épanouie au-dessus et avec cela, intacte dans sa magnificience, offrant sa beauté et sa majesté à tous et à tout sans rien demander en retour.
Symbole que la lumière peut se réaliser ici et maintenant, où que nous soyons, quoi que nous fassions si nous l’avons sincèrement décidé et si nous utilisons la conscience pour illuminer notre vie au quotidien, dans ces moindres gestes, même les plus insignifiants.

C’est ce que nous essayons de cultiver sur une courte période, en général une semaine, au cours de séjours dans le désert ou dans des lieux naturels telluriques calmes et harmonieux. Au travers un certains nombres de techniques issues du Yoga, de l’Ayurveda et de la naturopathie, nous exerçons le corps, le mental et l’âme à être dans cet état précieux de présence au quotidien. La restriction alimentaire et/ou le silence, la marche, les massages nous assistent dans ce travail qui va peu à peu, au rythme de chacun, s’intégrer à notre manière de vivre pour peut être, si on le souhaite vraiment, faire un jour pleinement partie de notre vie quotidienne. Alors quoi qu’il arrive, nous connaissons un état de joie, d’harmonie avec nous même et avec les autres, de plénitude et de sérénité. Lorsqu’on a obtenu ce cadeau ou même lorsqu’on est simplement sur la voie qui mène à sa réalisation, il ne reste plus qu’à partager avec tous ceux qui le veulent ce cadeau merveilleux que la vie nous donne.

Keshar


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