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INDE : Renaissance de Khajuraho
du 14 au 20 Février 2010

KhajurahoKhajurahoKhajuraho

Avec Dominique Vincent
et Marie-Anne Gailledrat

Dominique Vincent et Marie-Anne Gailledrat proposent un séminaire de tantra exceptionnel en Inde à Khajuraho en février 2010 pour la renaissance de Khajuraho et des enseignements tantriques. Ils nous expliquent ici l’histoire de la cité de Khajuraho et du tantra en Inde.

Travail énergétique et transmission tantrique

De Gorakh Nath à nos jours

Cet événement s’adresse à ceux qui désirent authentiquement s’investir sur la voie du Tantra pour leur transformation intérieure. Sont invitées les personnes de toute origine et de toute religion, d’Orient et d’Occident, Indiens, Américains, Européens… qui désirent méditer ensemble. Une des intentions majeures est de recevoir l’enseignement et de ramener à la vie des temples merveilleux parmi les plus beaux que les hommes aient jamais construits. Le message de Khajuraho est particulièrement fort en ces temps où le monde risque une destruction totale par manque de compréhension et d’amour

Khajuraho

Khajuraho a été construite entre le 9ème et le 12ème siècle dans un but entièrement religieux sous le patronage de la dynastie des Chandellas. Elle ne fut jamais une ville administrative et ne contient aucun palais ou résidence princière. A son apogée, la cité comptait quatre-vingt-cinq temples majeurs et recevait continuellement des milliers de pèlerins. Elle était alors et demeure encore de nos jours un vortex d’énergie manifestant le meilleur des traditions Hindouiste, Jaïn et même Bouddhiste unies dans la perspective du Tantra. Chaque temple nous invite par son architecture et sa statuaire à un  voyage spirituel, à partir de nos énergies fondamentales de sexualité et de combat pour la survie, vers l’extase inhérente à la découverte de notre vraie nature. C’est l’aventure de la semence primordiale qui réalise son rêve en myriade de sons, de couleurs et de formes et qui retourne à sa source. C’est l’étreinte jamais épuisée de la nature et de la conscience, de Shiva et de Shakti.  Sat-Chit-Ananda, vérité-conscience-extase.

Chacun d’entre nous, individuellement, en tant que partenaire d’amour et de sexe, et en tant que cellule de l’humanité toute entière, est partie prenante et rejoue ce drame cosmique et sacré. Cela se passe dans notre corps - consciemment ou non - et c’est là la seule question, le seul défi, notre seule responsabilité… Nous avons la possibilité et le pouvoir de réunir en nous-mêmes les forces vitales de base et la présence divine.

Les temples de Khajuraho sont une des expressions les plus raffinées de la compréhension Hindoue et Jaïn du cosmos, de l’esprit et du corps. Ils montrent la voie d’une possible réunification grâce au Yoga tantrique et à la méditation. Chaque temple est fait d’une façon telle qu’il enseigne comment atteindre cette réunion, mais il réussit encore bien mieux : il agit directement sur la circulation énergétique dans le corps du pèlerin. Il représente simultanément le corps humain et le cosmos. Plus qu’une représentation, il s’agit d’un processus holographique, le temple étant la réalité médiane et opérante entre microcosme et macrocosme. Il participe à la transformation de celui qui se présente avec une attitude juste.

KhajurahoKhajuraho

Gorakh et Osho

Il est plus que probable que les temples de Khajuraho et ceux qui ont fleuri à travers l’Inde et au-delà de ses frontières actuelles durant le moyen-âge indien ont été conçus et réalisés sous l’inspiration des maîtres de la lignée des Nath. Parmi eux, mentionnons principalement Matsyendra et Gorakh, son disciple le plus réputé. Gorakh est connu pour avoir élaboré une synthèse de plusieurs traditions. Certains disent même qu’il aurait appelé les différentes écoles tantriques de son époque à un concile qui se serait tenu à Khajuraho pour rassembler toutes les techniques de méditation et de guérison connues. Ses enseignements sont encore disponibles dans la littérature yoguique actuelle.

Plus récemment, le Maître Osho s’est inspiré largement de Khajuraho comme une réminiscence de la vision de Gorakh. Il a passé de nombreuses heures à méditer à l’intérieur des différents temples. Il apparaît clairement qu’il a pensé et organisé son œuvre spirituelle dans ses différents Ashrams et communautés selon les principes qui furent fondamentaux à la vie de Khajuraho du 9ème au 12ème siècle. C’est une acceptation totale de la vie dans toutes les dimensions possibles, cette joyeuse acceptation étant en elle-même le plus puissant facteur de transformation.

Tantra

KhajurahoKhajuraho

L’époque durant laquelle Khajuraho s’est épanouie est très spéciale dans l’histoire des religions. Pendant cette période – la période Pala –, le Tantra a imprégné les principales religions orientales, dans les domaines du corps, de la sexualité, de l’amour, du partenariat homme/femme dans la recherche spirituelle. Soulignons particulièrement le rôle majeur joué par des femmes puissantes et splendides, qui ont été reconnues comme des maîtres spirituels à part entière et qui ont enseigné et initié les hommes dans leur quête. Des textes sublimes, dont de nombreux chants et poèmes écrits par des femmes tantrikas (nom donné aux adeptes du Tantra) sont tombés dans l’oubli, bon nombre d’entre eux ont simplement disparu, à cause de l’attitude phallocrate et puritaine adoptée plus récemment. L’histoire la plus célèbre pour illustrer notre propos est celle de Saraha, un brahmane devenu moine bouddhiste, qui a finalement renoncé à ses vœux monastiques et trouvé une Tantrika comme partenaire spirituelle, une fabricante de flèches de la caste la plus basse. Le jour où il s’est uni à elle, il a exulté : « Aujourd’hui, je suis devenu un moine véritable. »  Il s’est mis à chanter :

« Sans méditer, sans renoncer au monde,
Restez chez vous avec votre partenaire.
La connaissance parfaite ne peut être atteinte
Qu’au moment où vous savourez les plaisirs des sens. »

Dans le Candamaharosana-tantra, Bouddha déclare à sa compagne :

« Toutes les femmes de l’univers
Sont tes incarnations,
Et tous les hommes sont mes incarnations. »

Selon le Cakrasamvara-tantra, les femmes sont les alliées incontournables des tantrikas :

« Mes messagères sont omniprésentes ;
Elles accordent toutes les réalisations spirituelles
Par le regard, le toucher, les baisers et les étreintes.
De loin la meilleure place pour un yogi
Est celle où se rassemble un groupe de yoginis ;
C’est là que tous les pouvoirs magiques seront atteints
Par tous ces bienheureux.

Si quelqu’un qui aspire à l’illumination
engendre de la colère envers une messagère,
Le mérite accumulé pendant des milliards d’années
Sera effacé en un instant. »

Le Candamaharosana-tantra va dans le même sens :

« L’homme voit la femme comme une déesse,
La femme voit l’homme comme un dieu.
C’est en unissant le sceptre de diamant et le lotus,
Qu’ils devraient s’échanger des offrandes l’un à l’autre.
Il n’y a pas de culte autre que celui-là. »

Khajuraho

Mais l’amour tantrique diffère de l’amour ordinaire :

« L’amour, savouré par l’ignorant,
Devient un enfermement
Exactement ce même amour,
Goûté par quelqu’un qui a de la compréhension,
Mène à la libération…
Savoure sans crainte tous les plaisirs de l’amour,
Pour parvenir à la libération. »

La compréhension juste et l’initiation sont nécessaires. La différence ne réside pas dans la recherche du plaisir, mais dans le processus de mettre de la méditation dans chaque aspect de la relation entre un homme et une femme. Peu à peu la puissance de l’excitation sexuelle et de la passion ouvre les différents centres et circuits d’énergie. L’union de Shiva et Shakti est vécue successivement dans chaque Chakra depuis la racine jusqu’à la couronne et au-delà, révélant de nouvelles qualités à chaque niveau. Une pratique solitaire du yoga peut y mener, mais la méditation avec un partenaire décuple les puissances en jeu et accélère le processus. A l’étape finale qu’est la béatitude, tout disparaît, le monde, le partenaire et finalement soi-même. Seul demeure un océan de béatitude, le grand Vide. Cela demande beaucoup de respect et d’amour, une dévotion profonde et mutuelle. Le tantrika Babhaba  écrit :

« Dans la citadelle sacrée de la vulve
D’une compagne exceptionnellement habile,
Pratique le mélange de la semence blanche
A l’océan de la semence rouge.
Puis absorbe, fais monter et répands le nectar,
Pour un torrent d’extase inconnu jusqu’alors.
Puis pour atteindre le plaisir qui surpasse tout plaisir,
Réalise cela comme étant indissociable du vide. »

Les Tantrikas sont invités à considérer leur partenaire avec la même dévotion que celle dont le disciple fait preuve, selon la tradition, à l’égard de son Gourou - davantage qu’à l’égard de Dieu lui-même - puisque il lui montre la voie vers l’extase.
(Les citations de cette section proviennent toutes de l’œuvre de Miranda Shaw, une érudite américaine : Passionate enlightenment, Women in Tantric Buddhism – L’illumination passionnée, Les femmes dans le bouddhisme tantrique, Princeton University Press.)

Destination touristique
ou lieu de transformation

Khajuraho est restée assoupie plus de 800 ans, dissimulée, à l’abri de la destruction, dans les profondeurs de la jungle. Elle est actuellement en passe de devenir l’une des principales destinations touristiques de l’Inde avec son aéroport et sa nouvelle gare, mais trop souvent pour de mauvaises raisons. Nombre de ses statues délicates ont été, et sont toujours, considérées comme érotiques, voire obscènes, par les puritains de tout bord qu’ils soient Musulmans, Chrétiens ou Hindous. Gandhi lui-même voulait ensevelir les temples sous une épaisse couche de terre, jusqu’à ce que le grand poète et tantrika Rabindranath Tagore le persuade de leur valeur.

Ils étaient des lieux de guérison et de méditation, destinés à d’innombrables initiations dans l’alchimie tantrique. Si la cité de Khajuraho doit réellement connaître une renaissance, elle doit continuer à porter le flambeau du message de transformation gravée sur les murs et dans le Saint des Saints de ses temples. Elle doit de nouveau attirer les chercheurs spirituels. Elle doit vibrer à la musique et aux chants de la vie. La cité est encore à ce jour bénie par la présence de Swami Ganga, qui a été directement éveillé à la signification de ces lieux par Osho lui-même. Ganga apporte un soutien total à la réalisation de cet événement.

« L'amour est l'ultime signification de tout ce qui nous entoure. Ce n'est pas un simple sentiment, c'est la vérité, c'est la joie qui est à l'origine de toute création… J’ai reçu mon invitation au festival du monde, et j’ai joué tant que j’ai pu. »
Rabindranath Tagore

Un événement, une explosion d’énergie

Pendant ces cinq jours, vous allez :

  • Contribuer à la renaissance de Khajuraho, à la réanimation d’un vortex d’énergie qui n’a jamais été totalement fermé, seulement assoupi.
  • Danser, chanter et rencontrer de nombreux amis sur la voie de l’amour et de la méditation.
  • Recevoir l’initiation nécessaire à la compréhension et à la pratique du Vijnana Bhaïrava Tantra, un des enseignements les plus anciens et les plus profonds du Tantra.
  • Découvrir la vision de Gorakh de l’univers et du corps en travaillant sur les principaux points de concentration et réseaux d’énergie.
  • Comprendre et mettre en pratique les méditations actives telles qu’elles ont été repensées par Osho pour l’homme et la femme actuels.
  • Méditer et bénéficier de rituels et d’initiations dans certains temples.
  • Découvrir l’interaction du masculin et du féminin en nous et au cours d’une relation amoureuse. Ce jeu peut être ressenti comme la danse des polarités masculines et féminines de notre corps, en accord avec les hémisphères gauche et droit du cerveau. C’est l’intégration d’Ardhanarishwera, la divinité indienne représentée moitié mâle et moitié femelle, Shiva-Shakti, la réalité suprême. Il peut aussi être ressenti comme le retour de Shakti à son seigneur Shiva, grâce à l’inversion et à l’ascension de la Kundalini-Shakti, l’énergie fondamentale d’abord tournée vers la reproduction, d’un centre d’énergie à l’autre, depuis le Muladhar, le Chakra racine, jusqu’au Sahasrar, le Chakra de la couronne, représenté par le lotus aux mille pétales au sommet de la tête.

A aucun moment de ce séminaire il n’y aura d’invitation à des pratiques sexuelles de groupe ou à la nudité. Les méditations tantriques incluant la sexualité avec un ou une partenaire sont idéalement vécues dans une relation engagée dans la durée. Il fallait parfois plusieurs mois ou même plusieurs années de pratique méditative en couple avant qu’un maître engage ce couple dans des pratiques sexuelles.

La méditation du cœur

On raconte que Gorakh enseignait que la méditation du cœur est celle qui contient l’essence de toute autre technique possible :
« Ecoute, au plus profond de ton cœur, Nada, le son primordial de l’univers. C’est le son du tambour jamais frappé, la musique du violon dont le joueur est devenu totalement immobile, le parfum de la rose mystique, la lumière qui brille au-delà de toute lampe, de tout feu, et même de tout corps céleste. »
Cela nous rappelle les paroles du Chandogya Upanishad : « Il existe une lumière qui brille au-delà de tout ce qui existe sur terre, au-delà de nous tous, au-delà des cieux, même des cieux les plus élevés. Cette lumière est celle qui brille au cœur de notre cœur. »

Qui sont les personnes
à la source de cet événement?

Swami Ganga natif de Khajuraho, a rencontré Osho quand celui-ci venait méditer dans ces lieux avant de commencer à enseigner. Depuis ces moments d’intimité avec celui qui est devenu son maître, il a aidé beaucoup de monde à comprendre le message de Khajuraho, illuminé par la vision d’Osho. Actuellement, il dirige un hôtel à Khajuraho et est en cours de rédaction d’un livre sur le symbolisme tantrique de cette cité et de ses temples.

Dominique Vincent a séjourné longuement en Inde où il a rencontré plusieurs Maîtres et enseignant spirituels. Il a animé de nombreux ateliers, en Europe, au Canada et ailleurs dans le monde : la méditation, le Tantra, les difficultés émotionnelles liées à l’enfance, l’intensif « Qui suis-je ? », la formation au leadership... Il est le co-auteur d’un livre sur le Tantra et la psychologie occidentale : Le couple sur la voie tantrique, aux éditions A.L.T.E.S.S.

Marie-Anne Gailledrat, la compagne de Dominique, a prouvé sa profonde compréhension du Tantra par ce qu’elle expérimente dans son propre corps et plus que tout, par l’amour et la compassion dont elle fait preuve dans son travail de thérapeute psychocorporelle et d’animatrice de séminaires de Tantra.

Le Tantra tient davantage d’un parfum, d’une mélodie, d’un arc-en-ciel aux nuances infinies que de toute autre chose. Si ces mots éveillent une profonde aspiration dans votre cœur, vous êtes les bienvenus à cet événement : Khajuraho 2010.

« Ce corps tel qu’il est le Bouddha,
Ce monde tel qu’il est le paradis du lotus,
Cela dépend entièrement de vous. »
Osho

Nous exprimons notre profonde gratitude envers Gorakh Nath et tous les maîtres illuminés du passé qui ont su donner un sens à la vie sur terre et qui ont aidé tant de personnes à atteindre l’Ultime.

Sat-Chit-Ananda, Vérité-Conscience-extase.

Pour toutes informations, contactez-nous:
dominique.vincent@yahoo.fr,
++33 (0)6 89 36 45 01
marieanne.gailledrat@gmail.com,
++33 (0)6 18 07 02 34

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