meditationfrance


Interview accordée par Zanko à la revue Corps-Esprit-Ame, Hambourg, septembre 2005

Zanko

Zanko : Montre à Dieu ta maturité et laisse tout entre ses bras.

Lorsque tu t’engages sur la voie spirituelle, il y a peu de chance que tu vives l’éveil en solitaire. C’est une opportunité de rencontrer le vrai maître qui sait de quoi il s’agit et est capable de te guider dans ta quête. Parfois sa présence par elle-même s’avère une circonstance encourageant les débutants ou préservant les avancés de se laisser détourner. Zanko est un maître spirituel éveillé de Bulgarie. Les rencontres avec lui sous forme de satsang, workshop ou ashram constituent une possibilité pour tout chercheur de vérité. Or l’ambiance au cours de ces rencontres est loin d’être celle d’un monastère ! Les danses, la joie et la communication y occupent une place privilégiée. Notre journaliste Ute Lindhorst a rencontré Zanko et recueilli cet entretien exclusif.

Ute: Le satsang a gagné en popularité au cours des dernières années et beaucoup de Maîtres apparaissent sur ce marché en constante expansion pour y attirer des «chercheurs ». Qu’y a- t-il de particulier dans ce que tu proposes ?

Zanko: Le fait que les gens venant au satsang sont de plus en plus nombreux, indique leur besoin intérieur de choses de valeur. A notre époque des technologies l’individu se trouve éloigné de lui-même et de son essence. Cette aliénation intérieure se trouve à la base de la quasi-totalité des problèmes sur notre planète. D’une part la frustration interne ne cesse de croître, alors que le marché offre une riche gamme de produits destinés à satisfaire uniquement l’enveloppe apparente. C’est là que les rencontres en satsang offrent une opportunité car elles ne devraient poursuivre aucun intérêt matériel, ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas, car assez souvent elles sont commercialisées.
Quant à «la course aux chercheurs»..., je n’y participe pas car d’une part j’ai assez d’élèves, et de l’autre, ceux d’entre eux qui me suivent ne viennent pas à moi suite à la publicité, mais plutôt guidés par leur besoin inhérent. En fait la publicité est une proposition à ceux qui ne me connaissent pas encore et si tu me demandes ce qu’il y a de particulier, je dirais que c’est l’intimité sur le plan humain, la présence à 100 pour cent. Moi, personnellement j’y suis totalement disponible, présent, et j’exige la même chose de mes élèves. Or celui qui considère son cheminement comme un «hobby » risque de ne pas rester longtemps auprès de moi.

Ute : Tu fais allusion à ton travail de longue durée avec beaucoup de gens. Quelle est ta motivation, quels sont tes projets et intentions ?

Zanko : Voilà déjà plus d’une dizaine d’années que je travaille avec des chercheurs ou des élèves, peu importe comment tu les appelles… Je suis très exigeant dans mon activité d’enseignant car je suis guidé par mon désir profond de faire relever le niveau de la conscience humaine. A partir du moment où l’éveil m’est advenu, je désire passionnément partager cette expérience avec les autres. Car c’est le seul bien suprême auquel l’homme est capable d’accéder sur cette planète. Tu peux posséder des richesses incalculables et jouir d’un pouvoir absolu mais, finalement, tu n’as rien avant d’avoir connu ton propre être et tu ne sauras rien emporter d’autre après ta disparition.
Or tu es capable de devenir immortel en faisant un saut vers un niveau de conscience supérieur. Et ce saut-là deviendra le cadeau le plus précieux que tu puisses t’offrir à toi-même, ta seule raison d’être, de voir le jour. Tout le reste est éphémère, seul ce saut-là permet ton entrée consciente dans l’éternité.

Ute: D’une part ceci exige une détermination personnelle et de l’autre j’ai l’impression que l’ensemble de l’humanité se trouve face à un seuil. Soit elle saura effectuer le fameux «saut quantique» soit elle périra. Qu’en penses-tu ?

Zanko: Oui, cela est aussi bien valable pour tout individu, à cause du fait que la vie sur cette planète est limitée, que pour n’importe quelle civilisation qui dispose d’un laps de temps restreint pour pouvoir atteindre le niveau supérieur de conscience, sinon elle risque de disparaître. Le temps qui nous reste est environ 40 000 ans. Je n’ai pas du tout envie de provoquer des sentiments apocalyptiques, mais bientôt cette période va s’écouler. Oui, c’est vrai, nous sommes face à un seuil. N’oublions pas le fait que l’existence de notre planète touche à sa fin, que peu de temps lui reste.
Des changements encore plus drastiques se produiront à l’avenir – ils sont d’ailleurs évidents même aujourd’hui pour ceux qui ont des yeux pour les voir sans qu’il soit nécessaire de déchiffrer les codes de la Bible. Mars n’offre aucun avenir à l’humanité puisque, étant les enfants de la Terre, notre conscience ne saurait pas se développer sur une autre planète, ne serait-ce qu’à cause des lois de la gravitation car la conscience dépend directement de l’espace dont elle provient.

Ute: Le scénario que tu viens de dépeindre est assez macabre et nous pousse à faire évoluer plus rapidement notre conscience… ! Es-tu capable de nous aider à cet égard ?

Zanko: C’est ce que j’essaie de faire en attirant votre attention sur les faits. Les contes de fées racontant que, de toute façon, nous sommes déjà devenus un tout et que chacun, tôt ou tard, va y arriver, ne mènent nulle part sur ce chemin. J’aimerais que vous y arriviez dans cette vie ! Mais dans une seule vie réussit uniquement celui qui ne se laisse pas détourner. Les traditions, les religions et les techniques n’ont qu’un rôle secondaire face au défi de prendre conscience de soi-même, d’autant que l’individu qui ne désire pas se connaître soi-même est voué à ignorer le Divin.
Et je vais te livrer un autre secret, chère Ute, que je n’ai jamais dit jusqu’ici dans une interview : au moment où l’existence d’une civilisation touche à sa fin et que son évolution biologique est déjà achevée, alors que la conscience individuelle est assez mature pour atteindre une dimension supérieure, alors les valences cachées au-dedans des individus «se réveillent». Il s’agit de particules quantiques lumineuses d’ordre supérieur que le logos terrestre a mis derrière le code génétique de l’homme. Dans ces valences est conçu l’ensemble des processus évolutionnaires de la planète, ses origines divines et nos origines divines. Le fait de briser ces structures, c’est-à-dire notre pouvoir croissant d’aller au-delà de l’apparence, explique l’angoisse intime chez beaucoup de gens ainsi que leur recherche d’une réalité ultime sur le plan spirituel. Ceci advient chez l’homme à l’étape où il est déjà arrivé au bout «des expériences» et se rend compte que poursuivre ce chemin signifie entraver son propre développement. A partir de là l’individu se focalise sur des objectifs transcendant la sphère du mental. Et ces quanta lumineux subtils ont besoin d’une résonance, donc plus ton niveau de conscience est élevé, plus tu parviens à découvrir ces valences en toi.

Ute: Tu viens de dire que le temps restant à la planète Terre va bientôt s’écouler?..

Zanko: Lorsque le développement matériel de la planète, dans sa totalité, prend fin et que la forme de conscience supérieure a déjà vu le jour, alors s’impose la mise en place d’un nouvel espace vu les circonstances existantes défavorables à l’accès à un niveau plus élevé.
La reproduction vertigineuse de la population sur la Terre est liée, elle aussi, à ce fait car au moment où la vie touche à sa fin, le temps de la réincarnation subit, lui aussi, une réduction. Un grand nombre d’âmes immatures sont alors attirées alors qu’elles ne se trouvent pas prêtes. Ne pouvant pas se réincarner sur d’autres planètes, les âmes humaines reviennent toujours sur la Terre car la conscience humaine dans son ensemble dépend directement de la conscience et de l’espace planétaires dont elle provient. A part quelques explorateurs spirituels, très peu nombreux sont les scientifiques ayant réussi à comprendre ces corrélations. Les processus fonctionnant au sein de l’homme ne sont pas uniquement biologiques et chimiques. Ils ne représentent que la partie visible du tout. Or la science a déjà découvert les biophotons, la lumière dans nos cellules, sans avoir pour autant encore mis à jour les fameuses valences dont je parle.

Ute : Ces valences sont-elles décelables dans la conscience humaine ?

Zanko: Oui, lorsqu’elles commencent à agir, l’individu peut vivre l’illumination. Ceci explique le génie de Léonard de Vinci, de Beethoven et de Goethe qui furent des éveillés ayant exprimé leur beauté intérieure à travers l’art. Einstein, Rudolf Steiner et Hermann Hesse furent à quelques pas de l’illumination.
J’aimerais que ce soit clair : l’humanité n’a pas le temps à perdre. Si à l’époque Jésus avait tenté d’ancrer l’amour dans la conscience humaine, aujourd’hui nous sommes assez matures pour réaliser le sens de la vie sur cette planète ! Le temps presse ! Chaque vrai Maître du temps moderne le sait bien et pour cette raison-là Osho, Gurdjieff et Maharshi étaient si intransigeants et ne toléraient aucune échappatoire. Ils ont accompli un travail extraordinaire – malgré tout ce que l’on raconte à leur sujet - car comme tous les grands Maîtres ils savaient parfaitement ce qu’ils faisaient ! Et l’humanité, qu’est-ce qu’elle sait ? Jésus ne dit-il pas sur la croix : « Père, pardonne-leur, ils ne savent ce qu’ils font ! » Je répète moi aussi, plusieurs fois par jour, la même chose.

Ute: Comment appliques-tu toutes ces révélations dans ton activité, as-tu quelque chose de particulier à offrir et de quelle façon te comportes-tu avec tes élèves ?

Zanko: Celui qui vient à moi peut être sûr et certain que je ferai tout pour le libérer de l’emprise de l’ego et du mental. Ces deux choses-là se dressent tels des rochers barrant le chemin. Je vous prie n’attendez pas de moi que je vous caresse avec des gants en velours car de cette façon je rendrais plutôt service à votre identité personnelle, pas à votre essence !

Ute: As-tu rencontré aussi des rochers ?

Zanko: Bien sûr ! Je n’oublierai jamais la réalité d’il y a 23 ans, avant de vivre l’éveil ! Il m’est arrivé de me porter des coups de pierres à la tête, au sens concret de ces termes, pour me libérer du mental. Mon désir de retourner chez moi, de contacter mon être, était aussi ardent que le besoin inhérent d’une bouffée d’air lorsqu’on est plongé dans l’eau. C’est la seule condition à respecter pour que tu puisses réussir dans cette vie. Si c’est ce que tu recherches, je suis à ta disposition.

Tu m’as demandé si j'étais porteur de quelque chose de spécial, je devrais signaler peut-être la franchise profonde et l’intolérance aux compromis. Je ne supporte pas les marchandages et de ce fait ceux qui me suivent sont très persévérants dans leur quête spirituelle. D’autres considèrent que j’agis probablement trop vite, que je suis trop sévère ou exigeant. Le vrai Maître risque toujours de décevoir car il se rend au service de ton essence, de ton être, que tu ne connais pas du tout. Finalement il serait prêt à se faire crucifier plutôt que de nourrir ton ego !
Or je suis tout à fait ordinaire, normal à plus forte raison que l’état d’éveil constitue une étape naturelle de l’évolution consciente tout en étant le bien suprême auquel tu peux accéder et l’acte essentiel dans ce monde.

Ute: Il me semble que tout le monde aspire à cet objectif ? Dans ce contexte tu devrais avoir beaucoup de disciples ?

Zanko: Seuls les individus prêts à voir la vérité telle qu’elle se présente, sont capables de me suivre. Je respecte les principes divins et je ne saurais parler de rien d’autre et si ce n’est pas le cas je garde le silence comme je l’ai fait pendant de longues années après mon illumination. Ce principe ultime est à la base de ma compétence. Je n’ai rien à ajouter pour ceux qui refusent d’accepter cela.

Ute: Peux-tu formuler ce principe suprême ?

Zanko: Il consiste en cette grâce de l’existence qui traite d’une manière égale toutes les formes de vie et d’êtres, sans aucune hiérarchie. L’existence est un processus créatif qui ne cesse de générer la nouvelle vie et d’en prendre soin. La grâce constitue le premier degré, la compassion est le deuxième et le reflet – le troisième. La grâce nous a donné la vie, la compassion l’a sauvegardée, le reflet t’offre l’occasion de prendre conscience. Celui qui recherche l’amour, trouvera l’amour. Mais si ton intention n’est pas l’amour, alors le reflet te montrera la trahison, le mensonge et le doute. Celui qui recherche le vrai, retrouvera le vrai, alors que celui qui se cache toujours derrière son identité personnelle sera amené à se contenter de son reflet. Finalement, tu trouves toujours ce que tu cherches, l’existence est vraiment un phénomène divin. C’est là le principe divin, simple et juste.

Question : J’ai lu dans une autre interview que tu n’enseignes pas de voie précise, puisque cela est a priori impossible. Un peu plus loin dans le même entretien tu dis que les chemins à parcourir son innombrables. Que veux-tu dire par là ?

Zanko: Quelquefois les gens donnent une interprétation erronée et ont l’impression que les Maîtres spirituels se contredisent. Or ce n’est pas le cas. Ils observent la réalité simultanément à partir de plusieurs points de vue, alors que le mental humain - l’auditeur - laisse passer, tout comme par un filtre, uniquement ce qu’il croit «avoir compris» ou vice-versa. D’une part on a l’auditeur étant incapable d’appréhender d’une manière totale, et de l’autre, les Maîtres qui s’expriment verbalement et ont assez souvent l’air schizophrène puisqu’il n’est pas du tout facile d’exprimer l’insaisissable par les mots. Il faudrait prendre ce que je dis plutôt au sens figuré, pas littéralement.
Revenons à la question: Tout un chacun a son chemin individuel balisé par sa propre expérience personnelle et de ce fait une voie commune pour tous n’existe pas, seuls les chemins individuels existent.
La situation dans le domaine spirituel ne saurait pas être différente. Il n’y a qu’un seul chemin pour toi et pour cette raison je n’enseigne pas à tous en fonction d’un système commun. Et tout un chacun reçoit ce dont il a besoin.
S’il t’arrive de te retrouver sur un chemin déjà parcouru (situation assez fréquente dans les traditions religieuses) il faudrait que tu y découvres ton sentier individuel, sinon ton évolution va échouer. L’existence n’est pas un poncif ! Pour cette raison-là on voit souvent des gens faire du surplace dans leurs voies traditionnelles: puisqu’il est impossible de faire reproduire par une personne ce qui est bon pour une autre et de s’attendre au même résultat. Or dans ce contexte-là vous devriez interpréter ce que j’ai dit dans l’autre interview, à savoir qu’il existe un nombre infini de chemins.

Ute: Tu es né en Bulgarie où tu as grandi auprès de ta grand-mère illuminée. On dit que tu avais la conscience étendue encore enfant. Comment faisais-tu face à ce phénomène dans la situation politique de cette époque-là ? Quelle relation entretiens-tu avec ta patrie aujourd’hui ?

Zanko: C’est mon arrière-grand-mère qui était une éveillée. Elle avait l’âge de 100 ans au moment de ma naissance et j’ai vécu le bonheur de cohabiter avec cette femme remarquable huit ans, jusqu’à sa mort. Elle m’a tout donné par sa présence, je vivais dans une espèce de «satsang en continu». Cette extraordinaire femme accueillait tous les jours une foule de gens qui venaient pour lui demander conseil, même les servantes s’adressaient à elle en l’appelant « maman » ! A tel point elle avait pénétré son entourage d’un rayonnement de respect et d’humilité.
En effet c’est mon arrière-grand-mère qui a favorisé l’extension de ma conscience. Dans mon enfance je ne le réalisais pas mais encore à cet âge-là j’accédais à une autre dimension qui se manifestait aussi dans ma capacité d’apprendre très vite ce qui a fait en sorte qu’avant de mettre pied à l’école j’avais déjà atteint le niveau d’un écolier en quatrième année. Encore enfant je quittais souvent mon corps et je me retrouvais dans des espaces inconnus mais ces expériences extrasensorielles m’advenaient sans ma participation consciente.
Quant au système cloisonné dans la Bulgarie socialiste de l’époque, il s’est avéré par la suite un défi magnifique pour ma quête car ce qui en Occident était à portée de la main, là-bas il fallait le payer au prix d’énormes efforts, en courant toujours le risque de se retrouver en prison ou à la limite de la discrimination. J’ai failli être emprisonné à cause de quelques livres interdits ! Ce n’étaient que des livres spirituels, rien de plus...

A part ma famille, j’ai encore beaucoup d’attaches avec ma patrie. J’entretiens des contacts réguliers avec la Bulgarie où avec mes élèves nous avons mis en place un centre consacré à la recherche spirituelle fréquenté aussi par mes disciples allemands. Des manifestations diverses animées par mes élèves ont constamment lieu à Varna, Bourgas et Sofia. Ayant suivi une formation spécialisée et guidés par moi-même, ils y enseignent plusieurs techniques spirituelles dont la méditation, le yoga, le reiki... Un centre médical a été également ouvert où médecins allopathes et des représentants des médecines alternatives travaillent en équipe. Une agence de voyages proposant des itinéraires ésotériques et une librairie ésotérique fonctionnent aussi. Un groupe musical a été fondé qui vient, d’ailleurs, de sortir son premier CD, un bureau de design a ouvert aussi ses portes. Toutes ces structures regroupent des chercheurs animés par la passion d’intégrer leur quête spirituelle à la vie quotidienne.

Ute: Que penses-tu de la religion, surtout de la foi chrétienne qui a joué un rôle déterminant dans notre espace culturel et en particulier dans notre identification spirituelle ?

Zanko: Avant de répondre à cette question il me semble nécessaire d’apporter quelques précisions sur les notions telles que « religion », « foi » et «consciences », afin d’éviter toute confusion.
La religion réside pour moi en une idéologie développée par la suite au nom d’un des prophètes. Toute religion possède son idéologie, sa structure, ses principes de gouvernement et défend ses objectifs et ses intérêts. Toute religion est mise au point par des non éveillés pour des non éveillés mais au nom d’un éveillé. Une conception pareille est vouée à l’échec puisqu’elle demeure en décalage avec l’essence des choses.

Ute: Tiens, tiens, toutes les religions marchandent avec l’apaisement, l’espérance, la foi et la confiance en soi et chacune d’elles prétend être la meilleure. Quoi d’autre as-tu reçu en échange dans l’église ?

Zanko : Nos prophètes gardaient le silence, n’adressaient pas d’encouragements, ni demandaient de choses pareilles qui n’ont rien à voir avec le message pénétré de sagesse d’un éveillé, je ne suis non plus d’accord avec les termes de ce «marché». Quant au message originel de Jésus, il fut profondément altéré puisqu’il fut trop vite mis au service des manipulations politiques.
La politique et la religion sont une espèce de « commerce » particulière et très habiles dans leurs jeux de dissimulation. Or le commerce reste du commerce, donc pas pour moi puisque je ne participe pas à des marchandages.

Ute : Et le vrai message des prophètes, celui que l’église nous cache ?

Zanko : A mon avis une différence essentielle sépare l’église de la conscience du Christ. J’approuve à cent pour cent la conscience christique. C’est précisément elle qui faisait émerger les prophètes, qui constitue leur signe distinctif commun. Tout le reste n’est qu’une aberration inventée par le mental : l’église pour les désespérés, la religion pour les assoiffés de pouvoir et la foi pour les infidèles. Les prophètes étaient porteurs d’un message totalement différent au sujet de leurs expériences vécues au paradis, mais les hommes ne l’ayant pas compris, ont fini par transformer le paradis en place du marché où se réuniraient des pseudo chercheurs.
Le messie porte la conscience divine dans son corps humain. Peu m’importe que ce soit le Bouddha, Mohamed, Moïse ou Jésus. Peu importe où tu iras allumer ta chandelle. Tu peux entrer en toute sérénité dans n’importe quel temple, église ou mosquée. La seule chose vraiment importante c’est d’allumer ton feu intérieur. Et peu importe que tu le fasses en chrétien, en bouddhiste, en musulman ou en juif, l’Existence s’en fout complètement ! Uniquement la conscience a de l’importance, pas la foi, ni la religion. Tout ce qui est éphémère n’a qu’une valeur temporaire sur la voie de ta quête. Au moment où tu n’en auras plus besoin, tu t’en libéreras tout naturellement.

Ute : Qu’est-ce que l’Existence ? Dieu peut-être, ou la Création ?

Zanko : L’Existence pour moi veut dire ce que le mot signifie – tout ce que nous connaissons déjà de même que ce que nous n’avons pas encore découvert qui est énormément vaste ! Voire le Bouddha et Jésus se sont consacrés à découvrir le mystère de l’Existence.
Cette recherche n’aboutit pas à l’éveil. Elle se déroule plus loin et continuera à durer car l’Existence par elle-même est aussi un processus en extension.

Ute : De quelle façon moi, en tant qu’individu aspirant à un degré plus élevé de la conscience suis-je reliée à l’évolution globale de l’humanité ? Qu’est-ce que j’ai de commun avec le terrorisme, la guerre ou les calamités?

Zanko : Tout est en corrélation et tu restes naturellement connecté au tout, tu n’existes pas en tant que phénomène isolé. Fort de la conscience individuelle, tu peux décider par toi-même dans quelle voie t’engager, car elle se caractérise par le libre arbitre, c’est toi qui choisis ! Tu es libre de déchiffrer tout seul les signes célestes pour faire ton chemin d’une manière autonome, sans te laisser influencer par les circonstances extérieures voire même au moment où elles ont un impact sur toi Tu es capable de briser les chaînes au-dedans de toi tout en restant enfermé en prison !

L’homme ne devrait pas se cacher derrière la souffrance ni s’identifier à elle. Et en aucun cas il ne devrait pas abuser de ces signes pour se justifier. Tu restes lié à tout, étant pourtant libre de te délivrer de tout fardeau. La conscience individuelle dépend de la conscience collective et vice-versa. L’évolution de la conscience dépend de l’espace libre qui fait défaut à présent car le monde est surpeuplé. La transcendance en masse s’avère impossible puisque les déchets prennent de plus en plus de place. Dans ce contexte la densité croissante de la population entraîne celle du karma.

Ute : Et de la souffrance ?

Zanko : Oui, la souffrance constitue un miroir idéal de la conscience humaine. Les calamités indiquent que notre planète réagit à la conscience collective de l’humanité. Le terrorisme, la guerre et les violences perpétrées afin d’imposer des intérêts nationaux ou religieux ne sont rien d’autre qu’un signe indicateur de manque de conscience. Les calamités reflètent un principe de base, à savoir «ne fais pas aux autres (la terre, un autre peuple, un autre homme), ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. » Un éveillé ne l’avait-il pas dit il y a plus de 2000 ans ? Et nous, les hommes de tête, comment avons-nous interprété ces paroles …?

Quiconque ne reconnaît pas le principe divin, reste esclave des illusions. Si l’humanité demeure incapable d’entendre le réveil de l’Existence qui n’arrête de sonner très fort, tu devrais te réveiller par toi-même ! C’est ce que les prophètes firent car il n’y avait personne pour les réveiller ! C’est à cause de ces gens-là que je suis venu ici, pour ceux qui veulent sortir du sommeil. Si l’humanité n’arrive pas à dépister les signes du terrorisme, des guerres et des calamités, tente de le faire pour toi-même et va manifester contre la sieste générale. Chaque homme possède son réveil individuel, or il n’est pas toujours nécessaire de mettre en marche l’alarme globale. L’Existence essaie de nous réveiller par tous les moyens puisque la majorité de l’humanité dort encore son sommeil profond. A n’importe quel moment tu es libre de te délivrer du fardeau. Et surtout n’oublie pas : personne ne saura te persuader car c’est à toi de vouloir, c’est une nécessité vitale intérieure de pousser ta volonté à l’extrême … Sinon tu seras obligé d’attendre le tsunami dévastateur de la vie postérieure. Franchement je ne sais plus comment on doit s’y prendre pour faire sortir l’humanité du sommeil. Les masses et les médias ne se souviennent plus du tsunami, mais ceux qui étaient sur place ne l’oublieront jamais. J’en parle de cette façon car j’étais présent dans cet enfer moi aussi.
Voilà à quoi ressemblent ta recherche et la conscience que tu y investis. C’est toi-même qui détermine l’objectif à atteindre, n’oubliant pas un seul instant le tsunami. Si ça te tient à cœur tu sauras te libérer de la conscience collective des masses et des signes, à partir de ce moment tu seras capable de marcher tout seul – même sans Maître, mais la plupart des gens oublient constamment de se réveiller. En fait je ne suis rien de plus qu’un réveil qui sonne pour ceux qui désirent être réveillés. Les autres ne m’entendent pas.

Ute : Mènes-tu une vie « normale » comme les hommes ordinaires, as-tu des amis, connais-tu la douleur physique et la joie, comment te sens-tu dans ton corps ?

Zanko : Vu de l’extérieur mon quotidien n’a rien de spécial. Je partage ma vie avec mon épouse Elke, je travaille, je mange, je dors… Pour la plupart des gens j’ai « l’air normal » puisque l’état d’éveil n’est pas visible de l’extérieur. Mais je suis sûr que ma femme répondrait d’une façon tout à fait différente!
Tout est relatif, non ? Bien que ma vie intime sorte de l’ordinaire, extérieurement je vis comme les autres. Je suis marié, j’ai un fils de mon premier mariage en Bulgarie, des amis, j’entretiens des relations. Je n’ai pas de problème avec qui que ce soit mais il peut arriver à quelqu’un d’en avoir avec moi. Il paraît qu’un trait spécifique en est le responsable : à part ma femme, nul ne sait tenir plus de 3 jours dans mon entourage. En ma présence toutes les faiblesses humaines minutieusement dissimulées se manifestent. Ce qui reste caché dans le subconscient émerge dans les 3 jours suivants au plus tard et on y est confronté. Or chacun s’est probablement retrouvé dans des situations pareilles auxquelles on fait face à sa façon.
Quant à mon corps, je me délecte à prendre tout ce qui vient à moi – s’il y a de la joie, je vis dans la joie, si la douleur vient, je la laisse me traverser, si je vais au-delà des deux, je me délecte à transcender à cet état au-delà des états. Pour moi mon corps est mon temple biologique. Tout dont je suis possesseur, m’est donné par la grâce divine. Je suis bien dans mon corps, mais je me sens tout bien aussi sans lui.

Ute : Quelle est, d’après toi, la signification des maladies physiques et mentales?

Zanko : Les maladies présentent une grande diversité et, dans la plupart des cas, elles comportent un message direct sur le plan spirituel. Les maladies transitoires, non chroniques ont une signification tout à fait différente de celle des maladies chroniques. Chez les enfants elles apparaissent pour favoriser la mise en place du système immunitaire ou leur récupération de l’environnement assez souvent sursaturé de sensations. Certaines maladies sont provoquées par des circonstances défavorables tout au long de la vie ou par la pollution, d’autres encore sont dues à des causes génétiques. Les maladies congénitales résultent le plus souvent de causes karmiques. Ce que tu as choisi avant ta naissance pour que tu puisses évoluer en fonction de ton état mental.
En bref, on peut dire que du point de vue spirituel tout un chacun « a mérité » sa maladie. Il existe toujours une raison pour la déclaration d’une maladie. Du moins tu es obligé de t’arrêter pour un instant. Et si nous observons avec plus d’attention certaines personnes nous allons constater qu’elles ont une «préférence» pour certaines maladies.
Les maladies font partie de la vie physique, elles sont une réalité, alors que le défi à relever consiste à adopter à leur égard un comportement approprié. La signification d’une maladie peut présenter plusieurs aspects profonds. N’importe quelle maladie physique comporte à sa base des aspects mentaux et plus subtils. Avant même de l’exprimer on peut l’apercevoir chez la personne dans son aura, dans les chakras et les méridiens. Plus de 90 pour cent des maladies proviennent de la psyché. Quant aux maladies mentales, elles sont toutes causées par un Esprit anxieux ? Or l’homme dans toute sa complexité représente un équilibre fluide, il n’existe pas chez lui des processus isolés.

Ute : Où doit-on chercher les causes de l’Esprit anxieux qui entraîne les maladies physiques ?

Zanko : En effet l’homme est confronté le plus souvent à deux types de problèmes. Le premier réside dans la communication troublée avec les autres, et le deuxième se traduit par la communication insuffisante avec lui-même. Suite au deuxième type de problème apparaissent les maladies physiques et mentales. Les troubles de la communication avec les autres se reflètent indirectement sur l’état de santé. Pour cette raison-là la médecine traditionnelle a souvent du mal à dépister les causes de la maladie qui se trouvent rarement là où elle s’exprime, donc à établir un diagnostic correct et de là de faire suivre au patient un traitement efficace.
Quiconque connaît ces corrélations mettra désormais en doute les méthodes de la médecine traditionnelle.
L’état de santé physique et mental chez l’homme est comme un écran reflétant sa relation à la vie. Si tu n’arrives pas à t’expliquer pourquoi untel, une personne magnifique a été injustement atteinte d’une maladie terrible, il faudrait en chercher les racines dans le karma. Quiconque a un aperçu plus vaste sur les vies antérieures constatera que chez tout un chacun les maladies se déclarent d’une manière justifiée et toujours au bon moment. C’est aux criminels en bonne santé de payer à l’avenir puisque les injustement malades règlent les comptes d’antan.
Toute maladie t’invite à voir les choses à partir d’un autre point de vue car toute maladie est porteuse d’un symbole et d’une signification, vient toujours à point.

Ute : Je ne pense pas que cette révélation soit très appréciée dans l’ère de la médecine moderne faisant appel à des technologies exclusivement sophistiquées…

Zanko : Du point de vue spirituel les sciences modernes, et en particulier la médecine, sont en train de faire les premiers pas. Les points de départ, les théories des expériences et les processus de réflexion méritent d’être rénovés à fond. Le destin, le karma et les maladies ne sont que des « programmes d’appoint » permettant à l’Existence d’élargir la conscience humaine. A quand une maladie inconnue! Il est temps qu’elle apparaisse puisque le SIDA n’était pas suffisant ! Que la science humaine arrête de faire « la maligne » avec l’Existence ! Après avoir souffert d’une maladie la majorité des gens se mettent à voir plus clairement, puis au fil du temps cette clarté s’estompe. Ensuite vient à son tour une autre maladie, ensuite l’Existence fait passer un autre message bien défini… jusqu’à l’arrivée de l’inévitable mort. Prends en conscience avant qu’il ne soit trop tard ! Considère les maladies et le tsunami comme des signes destinés à toi! Ressaisis-toi, arrête-toi à l’instant et essaie de réaliser où en es tu.

Ute : Tes réflexions me poussent à poser une autre question, de savoir, quelle relation existe entre le corps et l’esprit ?

Zanko : Le corps n’est qu’un stade intermédiaire à l’évolution de la conscience. Or il ne constitue pas la dernière instance. Même les êtres spirituels et les âmes contenant une densité relativement élevée voient aussi le jour dans des corps puisque cette enveloppe présente le condensé nécessaire pour leur évolution. La conscience humaine est également adaptée à cette densité. Elle se développe dans un corps jusqu’à ce qu’elle puisse s’en passer. Le corps, l’esprit et l’âme constituent les éléments fondamentaux dans lesquels se développe la conscience individuelle. L’espace que nous habitons est tridimensionnel. Plus ton niveau de conscience est élevé, plus les horizons s’ouvrant à toi sont vastes. Les corps, la souffrance et les maladies n’habitent que cet espace tridimensionnel. C’est via la conscience en extension que tu pourras aller au-delà de cette réalité.

Ute : L’individu aspirant à connaître l’éveil n’anticipe-t-il pas la vie ? Ne tente-t-il pas de contourner la souffrance qui s’avère pourtant indispensable pour la prise de conscience et la croissance ?

Zanko : L’être humain a besoin de prendre conscience de soi-même et de croître pour se réveiller avant que l’illumination se produise. Hélas les gens sont obligés de passer par la souffrance et l’expérience. Pour cette raison-là la prise de conscience et les processus de croissance précédant l’illumination viennent « nourrir» les expériences. Quiconque a besoin de souffrir et de prendre conscience de soi, l’obtiendra. Sinon la percée, l’éveil ne se produira pas. Nul ne saura jamais ni anticiper, ni contourner quoi que ce soit. C’est impossible puisque tu reçois toujours ce que tu as cherché! C’est à toi de le déterminer mais tu n’es pas celui qui «appuie sur le bouton » pour choisir l’instant où l’illumination t’adviendra. Au mieux, tu peux montrer à l’Existence ta maturité en abandonnant la voie ardue des expériences. Dès que tu seras assez mature le déclic s’opérera à l’instant via la Grâce divine.

Ne te fais pas de souci, personne n’est autorisé à s’immiscer dans les affaires de Dieu. Il suffit de demander ce que tu veux, ce dont tu as besoin, puis montrer à Dieu combien tu es mature, IL sait toujours comment s’y prendre.

Merci pour l’entretien intéressant !


Haut de la page

** Cliquez ici pour voir les articles des mois précédents

retour