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Le zen
Le zen signifie être un homme ordinaire. C'est
l'essence de toutes les religions : le banal, le quotidien. En comprenant
que l'ego crée l'enfer autour de lui, qu'il est source de tout
le mal, de toutes les souffrances, de toutes les angoisses, vous le
laissez tomber. C'est en voyant que vous souffrez à cause de
votre cher "je" que vous vous en débarrassez, et non en cherchant
une solution hors de vous-même.
Si vous renoncez à votre " moi " au profit de quelque chose
d'autre, vous faîtes du troc. Si vous pouviez vraiment comprendre
que l'ego est repoussant, qu'il est à la base de la pathologie
du monde, vous ne vous demanderiez pas : "Que vais-je recevoir en
échange de ma personnalité ?" Le gain est toujours
une visée de l'ego. Jetez-le, il est inutile et malfaisant.
Que faîtes-vous quand un serpent surgit à vos pieds ?
Vous faîtes un bond en arrière. Vous ne vous demandez
pas ce que cela va vous rapporter, vous n'attendez pas d'être
sûr d'en retirer quelque chose. Vous sautez sans réfléchir,
tout votre être sait que la moindre hésitation permettrait
au serpent de vous mordre et de vous tuer.
Restez-vous assis quand un incendie se déclare chez vous ?
Vous posez-vous la question : " est-ce profitable de fuir ? " Certainement
pas. Vous fuyez sans réfléchir. Un peu plus tard, dans
la rue, il est possible que vous vous interrogiez : "Pourquoi suis-je
parti si vite ? " Vous comprenez alors que la vie était un
jeu.
Si vous pouviez voir que l'ego est une maison en feu, vous ne poseriez
aucune question, vous ne marchanderiez pas, vous détaleriez.
Quand ce sera aussi simple que cela, vous serez changé, vous
serez désormais un être simple, naturel et ordinaire.
Le zen supprime l'attachement à votre personnalité et
vous ramène à l'état de " personne ". En cela
réside sa beauté. L'événement le plus
extraordinaire est de devenir quelqu'un d'ordinaire.
Zen, le retour à la source
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Le
Tantra
La vision du Tantra est une des plus précieuses
qui nous ai été données.
Le Tantra est une spiritualité sans prêtre, une spiritualité
sans temple, une spiritualité sans organisation, une spiritualité
qui ne détruit pas l'individu mais qui au contraire le respecte,
une spiritualité qui fait confiance à l'homme et à
la femme ordinaire. Et, cette confiance est profonde. Le Tantra a
confiance en votre corps. Aucune religion ne fait confiance à
votre corps. Et, quand les religions ne font pas confiance au corps,
elles créent en vous une division entre vous et votre corps.
Elles vous rendent ennemies de vos corps, elles détruisent
la sagesse du corps.
Le Tantra croit en votre corps. Il croit en vos sens. Le Tantra a
confiance en votre énergie, il a confiance en vous -- TOTALEMENT.
Le Tantra ne dénie rien, mais au contraire transforme tout.
Comment arriver à la vision du Tantra ?
La première chose est le corps. Le corps est votre base, votre
maison, c'est là que vous êtes centré. Vous rendre
antagoniste avec votre corps, c'est vous détruire, c'est vous
rendre schizophrène, c'est vous rendre misérable, c'est
créer votre enfer. Vous êtes le corps. Bien sûr, vous
êtes aussi autre chose que le corps, mais ce " plus " arrivera
tout seul bien plus tard. D'abord, vous êtes le corps. Le corps
est votre vérité de base, c'est pourquoi, vous ne devez
pas aller contre votre corps. Chaque fois que vous êtes contre
votre corps, vous êtes contre Dieu. Chaque fois que vous ne
respectez pas votre corps, vous vous déconnectez de la réalité,
car le corps est le contact. Votre corps est votre pont. Votre corps
est votre temple. Le tantra enseigne la révérence envers
le corps, l'amour et le respect de son corps, et même la gratitude
envers celui-ci. Le corps est une merveille. C'est le plus grand des
mystères.
Tantra vision
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Le
soufisme
Il existe toutes sortes de religions, mais le cur,
le noyau intime, l'âme véritable de la religion est le
soufisme.
Le soufisme n'est pas une branche de l'Islam ; au contraire, c'est
l'islam qui fait partie de lui. Il existait bien avant la naissance
de Mahomet et vivra encore lorsque ce ce prophète sera tombé
dans l'oubli. Les doctrines se font et se défont ; les religions
s'organisent et disparaissent ;le soufisme, lui, demeure, parce qu'il
ne s'agit pas d'un dogme : Il est le cur même de l'existence
religieuse.
Krishna est un soufie. Le Christ, Mahavira, Bouddha aussi. Pourtant,
aucun d'eux n'avait jamais entendu ce mot et ne savait ce qu'il recouvrait.
Il en va de même pour vous : il vous suffit d'être religieux
pour être des soufis.(
)
Il y a deux formes d'existence. Vous pouvez être centrés
sur la tête ou sur le cur. Dans le premier cas, vous réussirez
dans le monde : vous accumulerez richesses, prestige, pouvoir. De
l'extérieur, vous passerez pour un exemple. Mais en vous, ce
sera l'échec total : une personne axée sur l'intellect
n'a pas d'accès au monde intérieur. Le mental est orienté
vers le dehors, vers autrui ; le cur s'ouvre sur le dedans, le soi.
Quand votre énergie vitale descend de la tête vers le
cur, vous devenez un soufi.
Le monde du soufi est le cur, son ciel est l'amour. Il ne se soucie
pas de savoir ni d'où vient l'univers, ni où il va.
En fait, il ne pose pas de questions ; au contraire, il commence à
vivre. L'existence est là. : seuls les fous se demandent d'où
elle vient. Je dis bien : les fous seulement. Ils peuvent se draper
d'expressions philosophiques très compliquées, ce sont
tout de même des ignorants. Un homme sage vit l'existence sans
s'inquiéter d'en connaître l'origine. Qu'il y ait ou
non un créateur, quelle importance ? Vous êtes présents,
vibrants : dansez, vivez, soyez ! Et laissez la vie se manifester
en vous, dans la totalité de son mystère.
Mourir et Renaître, la voie soufie
Jésus
et le christianisme
L'Eglise chrétienne n'est pas le Christ, pas
plus que le bouddhisme n'est le Bouddha ni le jaïnisme Mahavira. Les
êtres accomplis sont des rebelles, ils sont en marge de la société,
et la nature divine qui s 'est révélée en eux
ne peut être organisée parles hommes. Les Eglises sont
des institutions de ce monde, elles ont évacuées les
éveillés qu'elles prétendent avoir pour fondateurs
et ne conservent qu'une coquille vide.
L'Eglise chrétienne est l'antéchrist. Libre aux croyants
de vénérer l'image de Jésus qu'elle leur impose,
cela ne les aidera pas à trouver leur propre corps christique,
leur propre bouddha intérieur. Depuis deux siècles,
ils supportent les dogmes, le catéchisme, les commandements,
les papes et le clergé, sans avoir fait un seul pas vers la
vérité.
Que ce soit bien clair : je m'incline profondément devant le
Christ, mais n'éprouve aucun respect pour le christianisme.
Si vous cherchez le Christ, dépassez l'Eglise. Le niveau de
conscience christique est en vous, c'est votre vraie nature.
Jésus est une synthèse vivante de l'esprit religieux
authentique. En lui se sont réalisées toutes les potentialités
de l'être humain. Le Dieu hindou Krishna est extatique, très
éloigné de vous qui vivez dans la confusion, l'angoisse,
la détresse. On peut l'aimer et se réjouir avec lui,
mais entre cet être de félicité et votre monde
souffrance, il n' y a rien de commun.
Le Bouddha est allé encore plus loin. En lui, ni souffrance
ni extase, mais une paix profonde, une sérénité
inaltérable. Il vous est tellement étranger que vous
avez peine à y croire. Un tel être qui a tout transcendé
a-t-il vraiment foulé le même sol que vous ? Le Bouddha
est devenu un mythe, il symbolise votre rêve suprême,
votre inaccessible idéal.
Jésus est une synthèse. C'est un homme accablé
comme vous, mais il est simultanément un Krishna célébrant
la vie. Et en dépassant la souffrance et la joie, il est devenu
un bouddha. Le cur profond de Jésus n'est ni la croix ni l'extase,
mais la transcendance. La beauté du Christ est qu'entre lui
et vous existe une échelle ou un pont. Vous pouvez vous approcher
de lui, vous laisser doucement conduire hors de l'ignorance, vers
le divin...
Viens suis-moi (entretiens sur Jésus)
Le
Bouddha
Gautama le Bouddha a crée une spiritualité
non-répressive, non-idéologique. C'est un phénomène
très rare. La plupart des religions sont basées sur
la répression. Au lieu de transformer l'homme, de le libérer,
elles le paralysent, l'asservissent, l'étouffent ; c'est répugnant.
Ecoutez ces mots de Thomas a Kempis, l'auteur de "L'imitation de Jésus-Christ"
: "Plus vous vous faîtes violence, plus vous vous élevez
dans la grâce. Il n'y a pas d'autre voie que la mortification
quotidienne. La meilleure résolution, et la plus parfaite,
est de se mépriser soi-même."
De tout temps, des milliers de saints ont sans doute pensé
comme Thomas a Kempis, qui était un déséquilibré...
Ou encore, Bossuet qui s'écrie : "Maudite, mille fois maudite
soit la terre !" Pourquoi ? Pourquoi la terre doit-elle être
maudite ? Cela revient à condamner l'existence. Ces gens-là
pensaient, dirait-on, que Dieu et la vie sont ennemis. Or la vie est
Dieu. Il n'y a aucun antagonisme, ni même aucune séparation.
Ce ne sont pas des choses distinctes, mais deux appellations différentes
d'une même réalité.
N'oubliez pas : Bouddha est non-répressif. Si vous rencontrez
des moines bouddhistes répressifs, sachez qu'ils n'ont rien
compris à son enseignement. Ils y ont introduit leur propre
mentalité malsaine. Bouddha n'a rien d'un théoricien.
Il n'apporte pas d'idéologie, car elles relèvent toutes
de l'intellect et, comme telles, ne peuvent le transcender. Aucune
ne peut servir de pont menant au-delà du mental. Toutes doivent
être abandonnées pour qu'il le soit aussi.
Bouddah ne croit en aucun idéal, car tous les idéaux
divisent l'homme et provoquent en lui tensions, dissensions, angoisses,
en exigeant de lui qu'il devienne quelqu'un d'autre. L'homme alors
est tiraillé, déchiré. Les idéaux engendrent
la souffrance et, plus ils sont nombreux, plus ils produisent de schizophrènes.
Seule une conscience pure, sans idéologie, peut éviter
le conflit intérieur. Si vous êtes divisés, comment
pouvez-vous être heureux ? Comment pouvez-vous être silencieux,
connaître un tant soi peu la paix, la quiétude.
L'idéaliste se bat continuellement contre lui-même. Il
vit dans la confusion, car il ne peut décider qui il est vraiment.
: l'idéal ou la réalité. Il ne peut plus être
sûr de lui, il a peur de lui-même, il perd confiance et, partant,
abdique toute fierté. Il est prêt alors à revenir
l'esclave de n'importe quel politicien, à tomber sous leur
coupe.
Pourquoi les gens deviennent-ils des adeptes ? Pourquoi sont-ils sous
l'emprise d'un Joseph Staline, d'un Adolf Hitler, d'un Mao Tsé-toung
? La confusion idéologique les a déracinés et
ils se sont mis à vaciller. Ne pouvant plus désormais
tenir debout et marcher tous seuls, ils cherchent quelqu'un sur qui
s'appuyer. Ne sachant plus qui ils sont, ils ont besoin qu'on le leur
dise, qu'on leur donne une identité. Ils ont oublié
leur moi, leur nature.
Des dictateurs, il en reviendra sans cesse, jusqu'à ce que
l'homme abandonne toutes ses idéologies. Je ne fais aucune
distinction entre les idéaux nobles et ceux qui le sont moins
: ils sont tous dangereux. En fait, les premiers le sont davantage,
parce qu'ils ont un plus grand pouvoir de séduction, de persuasion.
Mais l'idéalisme est en soi un disfonctionnement ou, plus exactement,
une dichotomie, car vous êtes deux : l'idéal et vous.
Le " vous " que vous êtes est condamné et celui que vous
n'êtes pas est porté aux nues, ce qui crée des
problèmes. Tôt ou tard, vous serez névrosé,
psychotique, que sais-je encore.
Bouddha a apporté un mode de vie non-répressif, non-idéologique.
C'est pourquoi il ne parle ni de Dieu ni du ciel ni d'aucun futur.
Il ne vous donne rien à quoi vous raccrocher, il vous prend
tout et va même jusqu'à vous enlever finalement le "
moi ", le " je ", l'ego, ne pouvant laissant qu'une pure vacuité.
Or, cela pose problème car vous avez complètement oublié
comment donner. Vous ne savez plus que prendre, prendre n'importe
quoi. Par exemple, " prendre connaissance " ou encore " prendre du
repos " : une chose dont vous ne pouvez pourtant pas vous saisir,
puisque le sommeil ne vient que lorsque vous vous abandonnez à
lui. Vous allez même jusqu'à " prendre femme ", ce qui
est un manque de respect, l'épouse n'est pas une propriété.
Vous pouvez prendre possession d'une maison, mais comment le pourrez-vous
d'un homme ou d'une femme ? En vérité, votre langage
révèle votre mentalité. Vous ne savez pas céder,
vous laisser aller, accepter les choses comme elles viennent.
Bouddha supprime tous les idéaux, tous les projets d'avenir.
Pour finir, il vous enlève ce à quoi il vous ai le plus
pénible de renoncer, votre moi. Il ne reste plus alors qu'un
vide pur, innocent, inviolé qu'il appelle nirvana
Celui-ci n'est pas un but à atteindre, mais tout simplement
votre vacuité. Lorsque vous vous êtes dessaisi de tout
ce que vous avez accumulé, que vous n'amassez plus rien, délivré
de votre avarice et de vos attachements, alors soudain cette vacuité
apparaît. Elle était là depuis toujours.
Le Sutra du Diamant
Thérapie
et méditation
Quel est le rôle de la thérapie dans
la compréhension quŽOsho a de la méditation?
Bouddha nŽa jamais eu besoin dŽaucune psychothérapie pour ses
disciples; ces gens étaient innocents. Mais durant ces derniers
vingt-cinq siècles, les gens ont perdu leur innocence, ils
sont devenus trop " plein de savoir ". Ils ont perdu leur contact
avec lŽexistence. Ils sont devenus déracinés. Je suis
la première personne qui utilise la thérapie mais dont
lŽintérêt nŽest pas la thérapie mais la méditation,
comme cŽétait le cas avec Chuang Tzu ou Gautam Bouddha. Ils
nŽont jamais utilisé la thérapie parce que le besoin
nŽétait pas là. Les gens étaient simplement prêts,
et vous pouviez faire fleurir les buissons de roses sans avoir à
sarcler le sol. Le sol était déjà prêt.
Depuis ces vingt-cinq derniers siècles lŽhomme est devenu si
chargé de déchêts, tant des mauvaises herbes sauvages
ont grandi en son sein, que jŽutilise la thérapie seulement
pour nettoyer le sol, enlever les mauvaises herbes sauvages, les racines,
de façon à ce que la différence entre lŽhomme
ancien et lŽhomme moderne soit détruite.LŽhomme moderne doit
être rendu aussi innocent que lŽhomme ancien, aussi simple,
aussi naturel. Il a perdu toutes ces grandes qualités. Le thérapeute
doit lŽaider -- mais son travail nŽest que préparation. Il
nŽest pas lŽaboutissement. La finalité est la méditation.
Extrait du livre: The Great Pilgrimage: From Here to Here Chapitre
27
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Célébrer
la vie
-
La célébration fonde mon approche
de la vie - La joie de vivre et non pas la renonciation. Appréciez
la vie dans toute sa beauté, ses joies, por tout ce que
la vie vous donne, car cette vie entière est un cadeau
de Dieu. Pour moi, la vie et Dieu sont synonymes. En fait la vie
est un mot beaucoup plus adéquat que celui de "Dieu" Dieu
n'est qu'un terme philosophique, tandis que la vie est réelle,
existentielle.
Le mot "Dieu" n'existe que dans les écritures saintes.
C'est un mot, simplement un mot. La vie est en vous et en dehors
de vous - dans les arbres, les nuages, les étoiles. L'existence
entière est une dance de la vie. Aimez la vie. Vivez votre
vie avec totalité, sentez le divin dans cette vie. J'aime
tellement la vie, c'est pourquoi, j'enseigne la célébration.
Tout doit être célébré; Tout doit être
vécu et aimé. Pour moi, rien n'est sacré,
rien n'est mondain. Tout est sacré, absolument tout: le
corps et l'âme, le physique et le spirituel, le sexe et
le samadhi - tout est divin !
Le
sexe
Un jour, un disciple a posé la question suivante
à Osho : "Peut-on s'adonner souvent au plaisir du sexe sans
entraver la méditation ?" Voici un extrait de sa réponse
:
La question vient d'un malentendu. L'acte sexuel tantrique est fondamentalement
différent. Ce n'est pas un soulagement, ce n'est pas une perte
d'énergie. Vous restez dans l'acte sans éjaculation,
sans jeter l'énergie dehors ; vous vous fondez dans l'acte
et simplement dans son commencement, sans recherchez la fin ; cela
change complètement sa qualité.
Il y a deux choses à comprendre. Il existe deux types d'apogées,
deux types d'orgasmes. Vous connaissez le premier : vous atteignez
le point culminant de l'excitation et vous ne pouvez aller plus loin
; l'excitation atteint le point de non-retour et c'est la fin
L'énergie
sort de vous. Vous êtes soulagés, déchargés.
La pression est libérée ; vous pouvez vous endormir
détendu.
Vous utilisez le sexe comme un tranquillisant, un calme naturel suivi
d'un bon sommeil ; si votre esprit n'est pas encombré par la
religion.
Autrement même le tranquillisant est détruit. Si vous
vous sentez coupable, même le sommeil est perturbé. Vous
vous sentez déprimé, vous vous condamnez vous-même
; vous prenez la résolution de ne plus le faire et votre sommeil
devient un cauchemar. Si vous n'êtes pas trop marqué
par la religion et la moralité, le sexe est un tranquillisant.
C'est le premier type d'orgasme : vers un sommet d'excitation. Le
tantra est centré sur un autre type d'orgasme. Si nous appelons
le premier un orgasme de sommet, vous pouvez appeler l'orgasme tantrique
un orgasme de la vallée : vous n'allez pas vers un sommet d'excitation,
mais vers une profonde vallée de relaxation. Au début
on se sert de l'excitation dans les deux cas ; les deux commencent
de façon semblable, mais finissent différemment. On
utilise l'excitation dans les deux cas ; pour aller au sommet de l'excitation
ou dans la vallée de la relaxation. Dans le premier l'excitation
doit être intense ; et de plus en plus intense. Vous l'augmentez
; vous devez la faire grandir jusqu'au sommet.
Dans la seconde, l'excitation est seulement un commencement. Quand
l'homme a pénétré la femme, l'amant et la bien-aimée
se détendent ; sans bouger. Ils se détendent dans une
étreinte affectueuse ; au moment ou l'un des deux sent que
l'érection va être perdue, il bouge un peu et crée
un peu d'excitation ; puis les deux relaxent de nouveau. Vous pouvez
prolonger cette étreinte profonde pendant des heures sans éjaculation
et
puis les deux peuvent s'endormir profondément ensemble. C'est
cela l'orgasme de la vallée. Les amants sont détendus,
et ils se rencontrent dans la relaxation.
Dans l'orgasme ordinaire vous vous rencontrez dans l'excitation et
la tension, vous cherchez à vous soulager. L'orgasme ordinaire
ressemble à la folie ; l'orgasme tantrique est une méditation
profonde et reposante. Là, la fréquence importe peu.
Vous pouvez faire l'amour autant que vous le voulez parce qu'il n'y
a pas d'énergie perdue. Au contraire, vous gagnez de l'énergie.
Vighyan Bharav Tantra Vol 1, chap 34
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