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Rire est bon pour le coeur selon des chercheurs américains

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Rire est bon pour le coeur tandis que la déprime accroît les risques de mortalité, selon deux équipes de chercheurs dont les travaux respectifs ont été présentés lundi au deuxième jour de la conférence annuelle de l'American College of Cardiology.

Comme l'exercice physique, une bonne dose quotidienne de rire peut avoir des effets comparables pour le système cardiovasculaire en stimulant la circulation sanguine, a expliqué le docteur Michael Miller de l'université du Maryland (Nord-Est), qui a dirigé cette recherche.

En revanche, la dépression, qui s'accompagne souvent d'un style de vie malsain - tabagisme, alcool et abus de médicaments -, augmente de 44 % les risques de mortalité, a de son côté conclu le docteur Wein Jiang, de l'université de Caroline du Nord (Sud-Est), en citant son étude réalisée sur un millier de personnes ayant eu un accident cardiovasculaire.

Selon le docteur Miller, "l'ampleur du changement observé dans l'endothélium - tissu tapissant la paroi interne des vaisseaux - est similaire chez des personnes qui rient à ce que nous pourrions voir chez celles se livrant à une activité physique intense".

"Nous ne recommandons pas pour autant d'arrêter l'exercice mais bien rigoler un quart d'heure par jour tout en faisant de l'exercice trois fois par semaine doit probablement être une bonne combinaison pour le système vasculaire", a-t-il ajouté.

Pour effectuer ces mesures, le docteur Miller a fait regarder des extraits de deux films, l'un comique et l'autre très stressant à un groupe de vingt volontaires homme et femmes, jeunes et en bonne santé.

Les mesures effectuées par ces chercheurs sur les vaisseaux du bras ont montré une réduction du flot sanguin de 35 % chez 14 des 20 personnes pendant qu'elles regardaient le second film.

Par contre, le volume de la circulation du sang a augmenté de 22 % chez la quasi-totalité (19) du groupe qui s'esclafait en visionnant le premier film.

"Puisque l'endothélium est la première couche de tissu où se développe l'artériosclérose, il est concevable, à la lumière de notre étude, que rire puisse jouer un rôle important pour réduire les risques cardiovasculaires", a expliqué Michael Miller devant l'American College of Cardiology (ACC). Il n'a toutefois pas pu déterminer l'origine physiologique des vertus du rire.

L'INFLUENCE NÉFASTE DU STRESS MENTAL

"Cela pourrait résulter du mouvement des muscles du diaphragme ou du fait que le rire provoque la sécrétion, dans le tissu nerveux, d'une substance chimique comme l'endorphine (un analgésique)", s'est interrogé ce scientifique.

Il a aussi cité l'oxide nitrique, connu pour jouer un rôle dans la dilatation de l'endothélium. Selon lui, "il est possible que le stress mental neutralise la sécrétion de cette substance, déclenchant une contraction vasculaire".

Lors de sa présentation lundi devant l'ACC, le docteur Jiang a expliqué que "le lien entre dépression et accroissement de la mortalité était indépendant d'autres facteurs comme l'âge ou le statut marital".

"Environ la moitié de toutes les personnes ayant une insuffisance cardiaque meurt dans les cinq ans après le diagnostic et notre étude indique que ceux dans ce groupe souffrant de dépression modérée ont un risque beaucoup plus élevé (44 %) de décéder plus tôt", a-t-elle indiqué.

Cette cardiologue n'a pas pu expliquer ce phénomène, avançant comme hypothèse le fait que les déprimés vivent "plus dangereusement". "Souvent ils fument, sont sédentaires et ont un mauvais régime alimentaire", a-t-elle dit.

Mais ces deux recherches paraissent montrer comment des états d'âme peuvent avoir des effets physiologiques bien réels.

Des chercheurs américains avaient publié en février une étude dans le New England Journal of Medecine établissant pour la première fois l'existence d'un syndrome cardiaque spécifiquement lié à une émotion forte baptisé "syndrome du cœur brisé".

Source Le monde avec AFP


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