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Carton rouge !

Silvio Berlusconi

Qu’est-ce que l’ego ?

Voici un exemple : Silvio Berlusconi : "je suis le Jésus Christ de la politique" !

Berlusconi semble être en train de dépasser son ami et collègue Georges Bush pour ce qui est du nombre de conneries qu’il peut faire ou dire !
Après avoir estimé il y a quelques jours que "seul Napoléon a fait plus" que lui pour l’Italie, le très médiatique Berlusconi s'est corrigé samedi : il serait plutôt le "Jésus Christ de la politique" ! Rien que ça !

"Sur Napoléon, bien sûr, je plaisantais : je suis le Jésus Christ de la politique, une victime, patient, je supporte tout, je me sacrifie pour tout le monde", a-t-il déclaré à un groupe d'entrepreneurs lors d'un dîner, selon l'agence de presse italienne ANSA.

Il y a quelques semaines…il était déjà en train d’essayer de se rallier le soutien de l’Eglise catholique italienne lorsqu’il a promis de s'abstenir de tout rapport sexuel jusqu'aux élections du 9 avril 2006 ! Il faudrait lui expliquer que ce n’est pas l’absence de sexualité qui est important mais au contraire une sexualité saine qui allie le cœur et le sexe mais bon, tout cela doit le dépasser…il est bien trop occupé à rester au pouvoir.

Silvio Berlusconi, vient d’ailleurs d'écoper d'une amende pour avoir abusé de son statut de propriétaire du plus important réseau privé de télévision. Au cours des deux derniers mois, Berlusconi a multiplié les présences sur l'écran en s'invitant à une foule d'émissions. Du show de variétés à la retransmission d'un match de football en passant par la confection de la mayonnaise, Berlusconi s'est introduit partout pour mieux s'emparer évidemment du micro. À quelle fin? Vendre sa salade, la politique…

Et bien sûr un tel homme ne peut que s’entourer de personnes pour le moins étranges.

Saviez-vous par exemple qu’un ministre de Berlusconi portait des T-shirt avec les caricatures de Mahomet ?

"Je me suis fait confectionner des T-shirt avec les caricatures contestées par l'Islam et je vais les porter dès aujourd'hui", a annoncé à l'agence Ansa le ministre des Réformes Roberto Calderoli, membre de la direction de la Ligue du nord, le parti xénophobe allié du gouvernement dirigé par Silvio Berlusconi.
"Je suis prêt à en offrir à qui me le demandera", a-t-il ajouté.
Roberto Calderoli, ira même jusqu’à lancer à une journaliste d’origine somalienne, qui tentait d’expliquer la position des musulmans qui manifestaient contre les ambassades danoises et norvégiennes : « Retourne dans ton désert, avec tes chameaux. »
Depuis, ce ministre a été démissionné mais tout de même que faisait-il au gouvernement italien ?
Cela nous rappelle que Silvio Berlusconi, lui même avait réussi en 1995 l’exploit de se mettre à dos tous les musulmans en déclarant, lors d’un sommet mondial à Berlin, que « la civilisation occidentale était supérieure aux autres ». Quelle arrogance ? Faut-il pleurer ou rire ?

L'intellectuel italien Umberto Eco a décidé d’écrire, il lance dans son nouveau ouvrage, "A passo di gambero" (A reculons), un cri d'alarme contre les "pas en arrière" qui caractérisent "l'ère Bush-Berlusconi", deux leaders politiques qu'il fustige pour le danger qu’ils représentent pour la paix dans le monde.

Il dénonce en Italie "l'instauration d'une forme de pouvoir basée sur le populisme médiatique, tenu par une entreprise privée et tourné vers l'intérêt privé." Il ajoute : « Ces cinq dernières années, l'Italie s'est mise sur la route du déclin. Si nous continuons comme ça, nous nous transformerons définitivement en un pays du tiers-monde", juge Umberto Eco dans son entretien au Corriere della Sera.

N’oublions pas tout de même que nos hommes politiques sont élus ! Comment nos amis italiens si sympathiques d’habitude ont pu élire un tel homme politique ? Espérons que les français sauront voter en 2007 pour un homme (ou une femme) doté(e) d’un peu plus de maturité…

Le cas Berlusconi nous rappelle combien il est important de choisir un homme politique aussi humain que possible ! A meditationfrance, nous pensons que nous sommes toujours responsables de ce qui nous arrive. Si Berlusconi existe, c’est que les gens votent pour lui. Espérons que nos amis italiens sauront ouvrir les yeux…

La rédaction de MF


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