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ShantiMayiLa vision de la semaine : par ShantiMayi

(semaine du 03/04/06)

Interview avec ShantiMayi

"Vous donnez à votre Maître
jusqu'à ce que vous soyez complètement vides."

ShantiMayi voyage à travers le monde avec une énergie inépuisable pour rencontrer les êtres qui aspirent à réaliser leur Véritable Nature. Américaine de naissance, elle a vécu depuis plus de dix ans, les mois d'hiver, dans l'ashram traditionnel de son Maître, Sri Hans Raj Maharajji. ShantiMayi, ouverte à chacun, est une enseignante spirituelle internationale qui vit dans le coeur, là où aucune division ne peut être faite. Dick Berts s'est entretenu avec elle au cours de sa récente visite aux Pays-Bas.

Dick Berts : "- Quand quelqu'un est-il prêt à rencontrer son Maître spirituel ? Qu'est-ce qui constitue le moment décisif ?"

ShantiMayi : "- Un Maître a des étudiants qui sont mûrs et d'autres qui ne le sont pas. Et ces deux sortes d'étudiants ont le même Maître dans la même vie. Pourquoi ? Simplement parce qu'il est temps au Maître d'apparaître. Si le Maître apparaît, cela signifie que quelqu'un est prêt à rencontrer son Maître. Il est important de comprendre que le disciple n'est pas inférieur au Maître. Il est un Maître en devenir. C'est un cadeau qui lui est fait, mais il s'agit également là de la volonté qui lui est nécessaire pour le recevoir. Le moment décisif diffère selon chacun, mais il doit comporter quelques similarités, dans le fait que pour tous, la vie change. Ils portent alors un regard plus profond qu'auparavant au cœur de leur vie. On peut expérimenter un choc, une perte. On peut se réveiller un matin et vouloir savoir ce qu'est Dieu. Celui-là s'est approché plus près du coeur que de tous les conditionnements de la vie. Il m'a été dit que je suis une femme, que je suis américaine, que je viens d'une certaine famille. Mais si j'entre en mon coeur, je réalise que ces conditionnements de la société peuvent toujours être là, mais n'indiquent pas qui je suis. Je ne suis pas une américaine, même si j'en suis bien une. Je suis davantage que la définition de l'Amérique. Le moment décisif est ce moment où vous ne pouvez pas définir quoi que ce soit si facilement. Lorsque vous transpercez cela, vous faites le premier pas sur le chemin. Puis, vous entrez en contact avec ce que vous et tous les être sont, en essence."

DB. : "- Comment quelqu'un qui a un coeur encore fermé peut-il reconnaître la différence entre un véritable Maître illuminé et celui qui trompe, un escroc qui tente de l'entraîner dans une secte dangereuse ?"

SM : "- Ces sectes dangereuses sont tellement rares ! La plupart du temps, l'intention des êtres est bonne, même lorsqu'ils ne sont pas encore des Maîtres illuminés. Et quelqu'un qui a une bonne intention peut acomplir quelque chose de bien. Nous vivons dans un monde qui est rempli de sectes : les armées, les pays, etc. De nos jours, nous sommes encerclés par une quantité énorme de violence et de guerre, partout. Ceci représente notre nourriture la plus importante et notre passe-temps également le plus important. De plus, lorsqu'un groupe de personnes déséquilibrées prend la vie d'autrui, tous les religieux marginaux qui ne sont pas fermement enracinés dans une église sont soudain suspectés. Mais je vous le dis, il y a tant d'êtres merveilleux avec des intentions merveilleuses ! Nous réagissons bien trop fort à des incidents isolés.
Il existe néanmoins un moyen de découvrir, avec un coeur fermé, si quelqu'un est un véritable Maître : parce que si tel est le cas, votre coeur va s'ouvrir ! Votre coeur peut être ouvert par un bon ami spirituel. En Bouddhisme, un véritable Maître est appelé un "ami spirituel". Et ceci me plaît beaucoup. Un des moyens de découvrir cela, c'est de voir si un Maître garde sans cesse de la distance par rappport à son étudiant. Pas physiquement, mais avec des mots tels que "Je suis ceci et vous êtes cela", "quand vous atteindrez mon niveau". Il est possible que vous entendiez parfois quelque chose de ce genre, et cela peut alors être nécessaire. Mais lorsque vous entendez à maintes reprises que quelqu'un est plus élevé que vous, le moment est peut-être venu de monter dans votre voiture et de rentrer à la maison."

DB : "- Vous êtes une Guru chaleureuse. Toujours très aimable et tendre avec vos étudiants. D'autres Gurus sont beaucoup plus durs envers leurs étudiants. Comment cela se fait-il ?"

SM : "- Je suis très stricte. Quelquefois, je suis tendre, mais pas tout le temps. Mon Guru, Maharajji, est beaucoup plus tendre que ce que je le suis. Lorsque nous sommes allés dans le désert du Sinaï, quelqu'un m'a dit : "je trouve toujours vos paroles si fantastiques !" Je lui ai répondu : "il pourrait bien venir un moment où vous ne trouverez plus mes paroles aussi fantastiques. C'est bien, si vous trouvez mes paroles merveilleusses, parce que cela signifie que nous nous sommes compris. Mais il pourrait venir un moment où ma réponse aura un effet si dur sur vous que vous aurez l'impression que vous avez atterri dans un tourbillon, parce que cette réponse vous projètera rapidement à l'intérieur." Cette personne était médecin. Donc j'ai rajouté : "lorsqu'un patient refuse de prendre un médicament, vous devez parfois le lui enfoncer bien au fond de la gorge, si vous voulez être un bon médecin. Vous devez faire ce qui est nécessaire."
Juste au moment où j'allais quitter l'Inde, j'ai invité l'une de mes étudiantes à venir voir des amis. Elle m'a répondu oui. Et puis, elle s'est retournée et m'a dit : "je ne pense pas que tu veuilles vraiment que je vienne." Je me suis alors opposée fortement à cela. Je ne pense pas que vous pouvez pensez ce que je pense. Soyons honnêtes et droits l'un envers l'autre. Quelquefois, il vous faut opérer une percée ferme à travers les projections. Mais je veux être forte, puissante et tendre dans mon coeur. Le coeur qui est réellement tendre est le coeur le plus puissant. Ce qui existe entre mes étudiants et moi ne se déchire pas facilement lorsqu'il existe un respect mutuel, mais je ne veux pas être placée sur un piédestal. Parce qu'il y a en cela quelque chose de militaire, quelque chose qui n'est pas spirituel. Nous nous aimons mutuellement. L'une de mes photos préférées, c'est la photo où le Maître est assis main dans la main avec son étudiant. Cela me touche profondément, parce que je suis très proche de mes étudiants. Mais quelquefois, le corps a besoin de prendre un peu de recul."

DB : "- Avons-nous le libre-choix d'agir ou sommes-nous complètement possédés et gouvernés par la conscience ?"

SM : "- Nous sommes conscience. Ce qui dirige et ce qui est dirigé est identique, en esence. Il n'est pas nécessaire de faire une division, là. Lorsque vous dites : "Je suis Dieu", c'est vrai, tant que vous voyez que "Je suis Dieu" en tout que que vous pouvez expérimenter et que vous ne laissez rien de côté. Mais si vous utilisez "Je suis Dieu" d'une façon personnelle, vous n'avez pas compris grand chose."

DB : "- Qu'est-ce que cela signifierait, pour notre conscience, si nous détruisions la planète Terre ?"

SM : "- Alors, nous ne serions plus là, n'est-ce pas ? Ce point est aussi pour moi source d'inquiétude. Mais si cela arrivait, nous ne pourrions pas faire grand chose pour l'empêcher. Nous devons faire ce que nous pouvons pour empêcher cette planète d'être détruite. En purifiant notre vie, en ouvrant également notre coeur et notre esprit autant que possible, tant que nous avons encore cette vie, aussi longue soit-elle. Il vaut mieux faire cela, plutôt que de s'inquiéter si quelque chose va arriver, parce que de toute façon, nous sommes très vulnérables. A tout instant, une comète peut surgir et couper notre planète en deux. Vous ne pouvez jamais savoir ce qui est sur le point de se produire. Et c'est la beauté de la vie. Les planètes naissent et meurent. Si nous détruisons notre planète, la conscience, elle, sera toujours là. Pouvons-nous appeler cela "notre" conscience ? C'est là une autre question. Il n'est pas très utile de s'inquiéter de cela. Ce qui compte, c'est que vous ayez aussi peu que possible à faire avec ce genre d'énergie. Vous ne pouvez pas la mettre de côté ; nous devons nous engager à sauvegarder la Terre. Mais le résultat final demeure imprévisible. Peut-être que l'humanité n'est pas en train de détruire la Terre, mais de se détruire elle-même. Il est un fait, qu'il existe différents angles à partir desquels vous pouvez répondre à cette question. L'un d'entre eux consiste à observer à partir de la conscience : dans ce cas, nous sommes la planète et nous nous détruisons nous-mêmes. Un autre angle observe à partir de la personne individuelle et alors, cela devient très attristant. D'un autre angle, encore, l'on observe à partir de l'illusion, et alors, il n'y a pas de monde. Mais il est évident que ce serait merveilleux, si l'humanité ne s'auto-détruisait pas ! C'est un acte tellement inutile. Il démontre la stupidité de l'humanité. Lorsque vous comparez cela à l'intelligence brillante des êtres humains, alors vous voyez que la plupart de leur énergie est investie dans l'avidité et dans la séparation. Les êtres ne se regardent même pas les uns les autres, dans la rue. Nous tentons de séparer quelque chose qui est indivisible. Et tout cela est la cause de notre souffrance."

DB : "- Un jour, vous avez dit que la vue intérieure fondamentale consiste à voir qu'il ne vous est pas nécessaire de souffrir. Pourquoi est-ce-que l'humanité souffre autant ?"

SM : "- Parce que nous avons oublié qui nous sommes réellement. Lorsque vous vous accrochez à l'avidité, vous avez oublié qui vous êtes. Quand vous êtes dans un état de haine, vous avez également oublié qui vous êtes. Lorsque vous pensez que vous êtes plus élevés ou plus bas qu'un autre, vous avez également oublié qui vous êtes. Nous avons profondément oublié que nous sommes d'une seule et même essence. Et chaque fois que c'est oublié, une souffrance inutile est créée. Quelquefois, nous ne pouvons pas éviter de souffrir, comme dans le cas d'une instabilité physique ou mentale. Mais la souffrance inutile est toujours causée par la séparation, l'avidité et le désir. Nous sommes emplis de tout cela, de nos jours. Notre monde est devenu si superficiel... Les parents ne disent plus à leurs enfants que tous les coeurs battent de façon identique. A cinq ans, les enfants sont déjà omnibulés par des chaussures Nike. Ils ont le droit de les avoir. Le monde matériel n'est pas erroné. Mais si l'on oublie sa source, cela cause la souffrance. La souffrance énorme que l'on voit à présent partout peut être un signe d'espoir. Peut-être signale-t-elle un moment décisif. Mais les êtres deviennent également dépendants de leur souffrance. Ils oublient ce que c'est, que de se sentir paisible. Peut-être s'accrochent-ils à cela par peur de l'insécurité ? Mais la sécurité, dans la vie, cela n'existe pas. La sécurité, c'est réaliser que la sécurité n'existe pas. En cela, vous êtes en sécurité et en cela, vous êtes libres, quand vous savez que vous êtes vulnérables."

DB : "- Quels autres points fondamentaux, selon vous, l'humanité devrait-elle comprendre ?"

SM : "- Il y a un proverbe qui dit : "diviser pour mieux régner". Mais moi, je dis que vous devez unir. Cela est beaucoup plus efficace. Ce serait merveilleux, si l'humanité comprenait que nous sommes une seule grande famille ! Et que lorsque vous blessez quelqu'un d'autre, non seulement, vous vous blessez vous-mêmes, mais également, l'ensemble de l'humanité. Ce n'est pas une théorie, c'est littéralement vrai. C'est la cause principale de l'ampleur de la souffrance de l'humanité, de nos jours. Les divisions que nous avons imposées sont la cause de la grande souffrance. Nous sommes d'une seule et même essence. Il est très difficile pour l'humanité de parvenir à voir cela. Nous sommes tous uniques. Mais ce caractère unique est très commun, parce qu'il nous concerne tous. Le caractère commun et le caractère unique sont les deux faces d'une même pièce. Tous deux doivent être équilibrés. Je ne veux pas être vous et vous ne voulez pas être moi ! Mais "vous" et "moi" sont indivisés, en essence. C'est parce que vous êtes uniques, que j'aime venir à votre rencontre. Si vous étiez semblables à moi, je regarderais toujours dans un miroir ! Mais en même temps, nos coeurs peuvent se rencontrer dans l'essence indivisée. Les êtres se laissent diriger si facilement ! Mais vous devez vous tenir fermement sur vos deux pieds. Explorer et expérimenter pour vous-mêmes est très important. Je suis mon Maître comme un bébé-poisson suit sa mère. Pourtant, nous ne sommes pas sembables, tout est différent entre nous : il est un homme indien, je suis une femme américaine ; il est silencieux, je suis bavarde ; il est plus doux que je ne le suis ; je suis plus instruite que ce qu'il l'est. Il y a tant de différences ! Et pourtant, il n'y a pas l'ombre d'un doute : il est l'être le plus merveilleux que j'aie jamais rencontré ! Il peut me guider vers n'importe quel lieu, c'est moi, cependant, qui marcherai. Et il le sait. Le Maître ne peut pas porter qui que ce soit, c'est à vous-mêmes d'être forts. Vous devez trouver l'essence en vous-mêmes. Le Maître peut sans cesse vous remettre dans la direction. Mais il vous faut l'accomplir vous-mêmes. Quand un être veut vraiment avoir un Maître, il perd tout : sa tête, sa fierté, sa jalousie, son ignorance, sa séparation, tout ce qu'il a toujours pensé lui être cher. Et qu'obtient-il, en retour ? Rien. Aucune chose. Il ne s'agit pas là de donner et de recevoir. Il s'agit de donner, donner et donner. Vous donnez tant à votre Maître, jusqu'à ce que vous soyez complètement vide ! Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à l'intérieur de vous qui puisse faire quelque séparation que ce soit, jusqu'à ce qu'il n'y ait rien qui subsiste en vous, susceptible de souffrir, susceptible de comparer. Jusqu'à ce que vous ayez laissé derrière vous tous ces conditionnements superficiels. Et cela prend beaucoup de temps."

DB : "- Pourquoi les êtres qui ont un Maître sont-ils souvent plus joyeux ?"

SM : "-Parce qu'ils ne portent plus ces choses inutiles. Mais vous ne voulez jamais limiter cela au fait de donner et recevoir, parce que vous êtes tellement habitués à cela ! Chaque fois que je recevais quelque chose en retour de mon Maître, je voulais m'en débarraser le plus rapidement possible. Je ne veux rien en retour, parce qu'il n'y a rien que je veuille avoir. Récemment, mon Maître m'a demandé si je voulais quoi que ce soit de lui. Peut-être une maison ? Mais je ne voulais rien. Il a dit qu'il me faisait entièrement confiance. C'est la seule chose au monde dont j'ai besoin. Je lui ai dit : "tu dois faire entièrement confiance à ma capacité de faire ce que tu demandes." Ai-je foi en ma propre Sangha ? Absolument. Il est évident qu'ils arriveront tous à la réalisation de soi. Tôt ou tard, ou dans une autre vie, tous les êtres arriveront finalement à la réalisation de soi."

DB : "- Avez-vous une méthode pratique à donner aux êtres, pour arriver jusqu'à la réalisation de soi ?"

SM : "- Traitez les autres comme vous aimeriez être traités vous-mêmes." Cela n'est pas facile du tout. Mais c'est alors que les portes s'ouvrent, ainsi que la conscience, l'esprit et le coeur. Alors, chaque pas qui est fait dans la vie vous mène toujours plus profondément en vous-mêmes et encore plus profondément en la véritable nature de toutes choses. Ceci parait très simple, mais cela atteint des niveaux de profondeur importants. Quand il y a l'intégrité, la dignité et l'amour entre nous, alors, nous nous permettrons, l'un l'autre, de pénétrer plus profondément l'un en l'autre, Sans aucune condition. Et là, vous trouverez l'unité, et dans l'unité, la totalité, et dans la totalité, la vacuité, et dans la vacuité, la disponibilité."

DB: "- Quelle est la question de vos étudiants qui vous a le plus touchée ?"

SM : "Je ne peux pas me souvenir d'une question particulière, mais ce dont je me souviens, c'est d'une réponse : "L'amour est la voie la plus simple". "L'amour, c'est facile !", a dit une étudiante. Je lui ai alors dit, à cet instant-là, que je sentais monter en moi le besoin urgent, de courrir vers elle pour poser ma tête à ses pieds ! J'étais si touchée ! Parce que personne ne dit cela, que l'amour est facile, tout le monde dit toujours que l'amour, c'est compliqué ! Mais elle a raison : l'amour est la chose la plus facile qui existe, la voie la plus simple et la plus efficace.
Une autre fois, j'ai demandé à un homme comment il allait. "Je vais toujours pareil", m'a-t-il répondu. Et j'ai pensé que cet homme avait vu quelque chose."

DB : "Une fois, vous vous êtes excusée, parce que vous ne pouvez pas tolérer les menteurs..."

SM : "- Oui. Je suis désolée d'être ainsi. Je peux tolérer les menteurs, mais cela fait mal à mon coeur, que les êtres soient capables de se tromper mutuellement pour atteindre le pouvoir. Ceci est ma faiblesse. Il me faut la transpercer. Je suis capable de le faire, bien que je sois toujours consciente du fait que les êtres ne sont pas honnêtes. Bien sûr, il n'est pas question que vous traversiez la vie comme une mule aveugle, mais il vous faut toujours porter votre regard plus profondément que le mensonge. Avant que vous ne voyiez quoi que ce soit, vous devez voir Dieu. Vous voyez toujours le mensonge, mais également alors, celui qui ment. Et même si le menteur ne sait pas qui il est, vous, vous savez encore Cela."

DB: "- Vous dites : "le coeur - quoi que cela puisse signifier pour vous - comprend parfaitement bien l'unicité en toutes choses." Que signifie "le coeur", pour vous ?"

SM : "- "Le coeur" signifie une compréhension, une façon d'être, une façon de voir, une façon d'écouter, une façon d'expérimenter qui refuse toute séparation, quelle qu'elle soit. C'est un énorme défi, un défi particulièrement merveilleux. D'ores et déjà, un coeur ouvert peut changer beaucoup de choses. Si Hans Brinker n'avait pas mis son petit doigt dans la digue, tous le Pays-Bas auraient été inondés ! Voilà pourquoi nous vivons la vie d'un bodhisattva et maintenons une prière en continu : afin que la conscience puisse être élevée, et de cette façon, la digue ne cèdera pas. Toute la souffrance du monde ne peut pas nous briser, elle ne peut que nous inspirer davantage à aller plus profondément dans nos prières. Ceci est la façon dont le Dalai Lama, les Hopis, ainsi que de nombreux autres, ont ressenti les choses. Le jour où tous les êtres comprendront l'unicité de toutes choses, ce jour-là sera un jour glorieux ! Et ce jour viendra, assurément."

DB : "- Tous les êtres, sans exception, arriveront-ils jamais à comprendre ceci ?"

SM (avec une puissance de conviction dans la voix) : "il n'y a pas de doute !"

ShantiMayi.
Interview réalisé par Dick Berts, Mai 2001, Handel N.Br., Pays-Bas.

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