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Nourrir son corps et son âme

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Par Keshar Tilouine

Dans la plupart des traditions de développement personnel et dans les médecines naturelles (Ayurvéda, naturopathie, médecine chinoise…), l'alimentation tient une place de choix.

En fonction du type auquel appartient une personne (en Ayurveda : Vata, Pita ou Kapha en fonction de la prédominance de l'élément air, feu ou terre dans la constitution) ou de l'encrassement de ses émonctoires et/ou de ses problèmes de santé (naturopathie et médecine chinoise), on conseillera la consommation d'aliments précis, de diètes, mono diètes ou jeûne, de régime spécifique, toujours à base largement majoritaire d'aliments « vivants », non raffinés et biologiques, de tisanes et de compléments naturels.

Sélectionnés pour leurs vertus curatives et subtiles ou évincés du fait de leurs qualités ou énergie, les aliments traduisent en fait un comportement, un réel choix de vie et de conscience.

Abordés et vécus sous cet angle l'individu n'utilise plus les aliments pour « remplir son estomac » et satisfaire de manière animale ses sens.

La nourriture revêt alors son sens profond qui est d'être un support au service de la santé physique, mentale et spirituelle.

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Nourrir le corps et l'esprit

Pour être en bonne santé, une alimentation correcte, équilibrée et de qualité est essentielle. La tendance actuelle est de reconnaître qu'il faut limiter les graisses, les sucres et farines raffinés et consommer biologique.

Et enfin, lentement, très lentement, le végétarisme commence être considéré comme une mode d'alimentation à part entière (alors qu'avant le végétarien était considéré comme un être bizarre, à part et incompris voire très critiqué.

Le type de nourriture consommé est un point essentiel : il y a des aliments vivants plein de Prana, d'énergie vitale : les fruits et légumes, le plus crus possible, le miel, un peu de produits laitiers lorsqu'on y est pas allergique, des céréales complètes… tous les aliments naturels en fait. Et ceux qui sont « morts » : la viande et le poisson, les sucres et les céréales raffinées… qui entrainent une digestion lente et donc un mental et une énergie globale « lourde » voire une dégénérescence conduisant vers la maladie (acidité, problèmes d'articulation avec le temps, ostéroporose, toxines qui encombrent le corps et le mental)

Les fruits et les légumes biologiques sont des aliments imprégnés de lumière solaire. Consommés en conscience, ils nous permettent de l'absorber, à travers eux, lorsque nous les mangeons.

Par contre, la viande est pauvre de cette lumière et surtout elle a un temps rapide de putréfaction. De plus, l'animal sent la mort s'approcher lorsqu'il arrive à l'abattoir, ce qui fait que ses glandes produisent des hormones qui sont des poisons pour ceux qui mangent ensuite sa viande.

Ainsi, il y a des aliments qui renforcent la vitalité et d'autres qui, consommés trop souvent ou en trop grosse quantité, conduisent vers la dégénérescence.

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Nourrir la conscience

Il est intéressant de voir comment tous les sages ou les initiés ont depuis toujours accordés une grande importance à l'alimentation.

Toutes les personnes religieuses, quelle que soit leur confession, accordent un instant de réflexion, de prière ou simplement de recueillement avant de manger et souvent, le repas se déroule dans le silence.

Pourquoi ?

Parce que la nourriture revêt aussi un caractère « sacrée » et le fait de la consommer nourrit non pas seulement le corps physique mais aussi le corps énergétique, le corps subtil.

Cela semble évident si on y réfléchit, n'est ce pas ? Qu'est ce qui nourrit nos cellules, notre cerveau le plus directement du monde si ce n'est la nourriture solide que nous consommons ? Il suffit d'en prendre conscience !

L'être dans son ensemble développe alors une « intuition » qui le pousse à consommer des aliments qui lui sont bénéfiques sur son chemin.

Mais en allant plus loin, la « manière » de consommer ces aliments est également très importantes.

Les vibrations que l'on met dans la cuisine que l'on prépare vont ensuite directement nourrir notre être subtil.

C'est pour cela que, par exemple, dans les asrams, on récite des Mantra en cuisinant, on s'efforce à préparer la nourriture en pleine conscience, sans laisser le mental vagabonder vers d'autres occupations.
L'acte même de préparer les aliments devient alors méditation, et leur valeur énergétique s'en trouve décuplé.

Aussi, on moins certains soir et en tous cas le we, il est important de préparer soi même sa nourriture, en conscience, avec amour et présence.

Ensuite, la manière de la consommer est tout aussi importante.

La première règle est celle d'être conscient de la première bouchée que nous portons à notre bouche et de ne pas manger de manière machinale. Cela implique le fait d'être calme, détendu et de consommer le repas dans des conditions propices à la conscience : seul ou en bonne compagnie, sans TV ou radio, dans un endroit agréable.

Les aliments doivent ensuite être mâchés consciemment ; c'est dans la bouche que se produit la première digestion, même au niveau subtil. Nous retrouvons le concept cher au courant macrobiotique de «mâcher les liquide et de rendre les solide liquide dans la bouche avant de les avaler.

Il faut penser à respirer en profondeur entre chaque bouchée pour renforcer la conscience et « oxygéner » la nourriture pour mieux l'assimiler.

Abordée ainsi la nourriture revêt un caractère profond, sacré, et elle vient nous nourrir à tous les niveaux de notre être.

Pour plus d'infos voir le site http://www.massages-yoga.com


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