meditationfrance


« L’immuable sagesse du corps »

Par Lola Dousse Ortolan
et Renato Pappalardo

chat
Dans le corps il existe une sagesse, cette force autorégulatrice
permet à Merlin de prendre des forces, de ronronner,
avant de remonter aux arbres.

Le parasympathique, les effets du bien-être

Jour et Nuit, Sympathique et Parasympathique

Imaginez que le jour s’étende 24 h sur 24, sans plus de nuits…
À l’image des cycles planétaires, notre corps fonctionne sur ces polarités : jour/nuit, action/repos, régies notamment par le système nerveux autonome ou neuro végétatif (SNV).

Un monde sans sa face nocturne, cette sagesse secrète, se consumerait certainement, emporté dans une course effrénée vers l’assèchement des ressources et la démence…

De même, si les deux facettes du SNV, sympathique et parasympathique se déséquilibrent c’est invivable! Si le premier domine le second, plus de repos, ni de récupération…
Ces deux branches doivent être en équilibre, agir en chœur, en alternance, dans une écoute parfaite. Elles se doivent soutien mutuel.

Le parasympathique se charge des activités organiques involontaires (comme la digestion) et des états de paix pour l’humain : d’où l’intérêt de se pencher sur le sujet.

Situations de paix

Le système nerveux, chargé de la régulation des fonctions vitales de l’organisme, est très subtil et lui porter notre attention favorise sa santé.

C’est un attrait récent pour une société qui prône les qualités sympathiques : effort, contrôle, concentration, action, productivité.

Le revers de ce parti : bloqué en sympathique, le corps ne se régénère plus, les nerfs s’épuisent, le stress persiste (insomnies, burn out, états dépressifs, faiblesses psychologiques)

Le niveau du parasympathique dévalorisé et culpabilisé (paresse, oisiveté, siestes) est devenu celui de l’ombre, de l’inconscient : télévision, drogues, maladies soupapes, écarts incontrôlés. Il a besoin d’être reconnu et vécu en conscience.

Prendre soin de cette balance, c’est retrouver la dynamique naturelle, l’un correspond à la dépense d’énergie, l’action : la partie sympathique et l’autre à la phase de récupération : le parasympathique qui renouvelle l’énergie et le tonus, et ainsi de suite…. N’est-ce pas fabuleux ?

« Quand je me repose, je me reconstitue »

Le parasympathique gère l’inné en nous : respiration, vue, ouie, et autres capacités naturelles… Pour protéger cette mécanique, conscientisons le temps dédié à une détente de qualité : un espace plaisant, un soin porté au corps, au souffle, à l’écologie interne, au calme mental.

Cette vertu du corps et de l’être qu’est l’autorégulation parasympathique, assimile alors nos expériences de vie et nous prépare à une action future, actualisée selon nos potentiels. Le ‘psychopéristaltisme’ ( gargouillis du ventre), fonction élargie des intestins, signale cet état d’intégration, nettoie les toxines et les résidus chimiques liés aux stress.

Connexion parasympathique

Les pratiques qui influencent la respiration : relaxation, Qi Qong, yogas, méditation, etc. ouvrent cette porte.

La sécurité et le temps sont aussi des aspects majeurs pour un repos constructeur. Certaines entreprises offrent des pauses ressourçantes de ‘micro siestes’ guidées à leurs employés.

Les massages et autres pratiques corporelles privilégient cet accès au bien-être : cadre apaisant, présence, écoute, travail sur les rythmes respiratoires, et agissent sur le SNV par les modifications hormonales liées au parasympathique (endorphines, ocytocine).

Dans ces voyages intérieurs, on découvre l’Eden du bien-être : activation du parasympathique, stimulation du cerveau droit et des ondes alpha, hausse des sécrétions d’endorphines, ouverture du psychopéristaltisme. Et ‘être dans le moment présent’ (connexion parasympathique, relâchement du mental). C’est une voie royale pour restaurer les systèmes physiologiques, énergétiques, psychologiques et spirituels.


Haut de la page

** Cliquez ici pour voir les articles des mois précédents

retour