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Quelques réflexions
sur la pratique de la méditation

par Patrick Giani

Méditer, ce n’est pas fuir la réalité... mais s’y adapter avec plus de conscience

Méditer, ce n’est pas s’éloigner des autres... mais mieux les comprendre, de l’intérieur.

Méditer, ce n’est pas se réfugier dans la solitude... mais se recentrer avant de s’ouvrir aux autres.

Méditer, ce n’est pas planer... mais voir la réalité sous ses différents angles.

Méditer, ce n’est pas éviter les problèmes... mais les solutionner dans le calme.

Quelques réflexions sur la pratique :

Il existe des dizaines de méthodes et autant de sujets de méditation, mais l’accent est toujours mis sur le même point : la première étape consiste à calmer le flot des pensées.

Avez-vous déjà essayé de vous arrêter de penser? Difficile, n’est-ce pas? le mental est toujours en train de produire des pensées, toutes sortes de pensées : les unes en rapport avec le quotidien “il faut que j‘aille faire des courses”, les autres en rapport avec l’affectif “je vais lui dire ce que je pense de...” d’autres en rapport avec le futur “dans trois mois, il me faut un nouvel ordinateur” ou avec le passé “avant, c'était mieux...”, et tant d’autres qu’il est impossible de les dénombrer. Or, pour réellement méditer, il est nécessaire de sortir de ces rouages inextricables du mental.

Il existe plusieurs méthodes pour cela, mais la plus simple est encore de faire comme pour les émotions: regarder défiler les pensées comme au cinéma, en se persuadant qu’elles ne nous appartiennent pas. A ce moment-là, le rythme des pensées commence à ralentir et il est beaucoup plus aisé de les observer. Sans vouloir retenir, sans s’impliquer, sans juger, on se détache lentement du mental inférieur. Alors, peut commencer la méditation...

Après quelques temps (si vous n’avez plus vraiment conscience du temps qui passe, vous êtes sur la bonne voie!) vous éprouvez une sentiment d’unité, de calme intérieur, de plénitude. Vous ne pensez plus, vous ressentez ; vous n’êtes plus là, votre conscience d’être est partout! Relié à votre âme, vous ressentez que vous faites partie du Tout, que l’espace et le temps sont une illusion, que cette enveloppe de chair que vous habitez est beaucoup moins importante que l’étincelle de vie qui vous relie au Divin, que... mais vous verrez, chacun vit cette expérience à sa manière, avec son propre ressenti.

Quelquefois, lorsque la méditation conduit à cet état de béatitude sereine, on met quelques minutes pour “revenir” dans la réalité du quotidien; mais le corps est toujours là pour nous rappeler à l’ordre, par une crampe ou une démangeaison, le plus souvent.

Quel est le bénéfice de la méditation ?

Dès que vous aurez atteint, par une pratique régulière, ne serait-ce qu’un simple état de relaxation profonde, vous constaterez que vous considérez les choses d’une tout autre manière. Progressivement, vous deviendrez moins soucieux, moins nerveux, moins mental. Vous relativiserez les soucis, les peines, et même les joies.
“Comment ça ! je serai moins joyeux ?”, pensez-vous peut-être. En fait, en étant moins impliqué émotionnellement, la joie peut être vécue de l’intérieur, et là elle prend une tout autre dimension. Tout, en ce monde, est soumis à l’impermanence, les joies comme les peines, le bonheur comme la souffrance. Tellement de personnes s’extasient pour des broutilles et s’affolent également au moindre problème. En étant plus détachée, la conscience garde toute sa sérénité. Et pour arriver à ce détachement, rien ne remplace la pratique de la méditation.

Comme toute discipline, la pratique de la méditation nécessite un apprentissage. On peut apprendre seul, mais on met plus de temps à faire le vide. De plus, l’énergie de groupe “porte” plus efficacement, et le fait de parler de son expérience permet de faire des progrès rapidement. Cependant, chez certaines personnes hypersensibles, les vibrations des autres personnes peuvent les perturber. À chacun de trouver sa pratique.

Avec un peu d’entraînement, vous constaterez que certaines méditations semblent plus réussies que d’autres. Mais parfois aussi, vous aurez l’impression que votre méditation était inutile. Alors, considérez votre pratique comme un sport. Le mental est semblable à un muscle: il a besoin de se roder, de se chauffer avant d’être performant. Certains athlètes s’entraînent pendant des mois pour réussir une performance et vous pouvez être sûr qu’ils se découragent parfois. Ils pensent souvent, tout comme vous après certaines méditations, que la séance d’entraînement était nulle, ou moins bien que la dernière fois. Ce qui est vrai mais, pendant ce temps, les muscles travaillent, ils s’échauffent, et lors d’une séance ultérieure ils vont enfin pouvoir donner leur rendement maximum. C’est la même chose pour les méditations: si certaines vous semblent inutiles, dites-vous bien qu’elles sont aussi nécessaires que celles où vous avez eu l’impression d’avoir atteint la félicité.

Selon le niveau de conscience atteint par le pratiquant, la méditation agit sur différents plans:
- au niveau physique, c’est une relaxation: elle permet de décontracter les muscles, d’éliminer les tensions et de réguler le rythme respiratoire.
- au niveau émotionnel, elle permet d’éliminer le stress, de canaliser les émotions et de relativiser les états d’âme sur le plan affectif.
- au niveau mental, elle permet d’éliminer les pensées inutiles, de chasser les pensées parasites et de calmer son esprit par le détachement.
- au niveau spirituel, elle permet de se maintenir en harmonie avec l'âme, de faire le point sur les progrès accomplis, d'entrer en contact avec les guides et les Etres de Lumière.
En outre, sur le plan causal, elle permet d’avoir du recul par rapport aux actes de la vie quotidienne, de prendre conscience du karma négatif accumulé (de cette vie mais également des vies passées) et à “fabriquer” du karma positif (le dharma). Enfin, elle aide à nous rapprocher des états de conscience les plus élevés.

Extrait du livre de Patrick Giani
"Le bonheur est à l'intérieur"

Visitez son site web : www.giani.fr


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