Méditer en riant et en pleurant, ça Gai-Rit!
Entretien avec Aashti Tousignant
Aashti est Fondatrice de l’École In-Tuition, Québec- Europe. Elle est thérapeute et reconnue pour être facilitatrice des méditations thérapeutiques depuis 1994. Elle propose pour la 5eme fois en France un processus de méditation thérapeutique assez original. Nous lui avons posé quelques questions. Nous sommes convaincus que cet entretien va vous interpeller et que vous voudrez vous offrir une semaine de votre vie pour vivre cette expérience transformatrice.
MF : Vous nous proposez une méditation basée sur les rires et les pleurs, en quoi cela consiste?
Aashti : A s’observer en conscience à travers les rires, les pleurs et le silence. Retrouver notre cœur d’enfant et tout ce qui vient avec. Et cela n’est pas peu dire!
C’est un processus de méditation thérapeutique extraordinaire, qui s’échelonne sur 7 jours. A la fois simple dans la technique et très puissant dans sa capacité de transformation. La dynamique de groupe est un puissant catalyseur. Je ne vous recommanderais pas de faire cette méditation seul à la maison.
Le groupe offre un encadrement, un contexte privilégié et un suivi personnalisé tout au long du processus.
C’est la 5e année que je propose le groupe RIRE-PLEURS-SILENCE, en France.
Cette année la rencontre se fait du 19 au 25 novembre.
MF : Comment le fait de rire ou de pleurer peut-il avoir une si puissante influence sur le bien-être des gens ?
Aashti : Observez-bien ce qui se passe lorsque vous riez !
Les ha ha ha ha ha agissent directement sur le diaphragme, ils sont comme un marteau piqueur qui perce la structure de protection qui entoure les côtes et le diaphragme et fait des trous d’aération. La cage thoracique s’ouvre (d’où parfois les douleurs ressenties à la poitrine et au plexus solaire après une bonne rigolade) et l’énergie peut recirculer, et se rééquilibrer.
Rire nous fait respirer profondément et amplifier notre respiration, engendre une plus grande oxygénation de tous les systèmes (glandulaire, hormonal, immunitaire, circulatoire, etc.) qui est essentielle à leur bon fonctionnement.
Saviez-vous que : Selon une étude réalisé au centre de prévention cardiaque de l’Université du Maryland, par le docteur Michael Miller ; 1 minute de rire équivaut à 10 minutes de marche rapide.
Et en plus… le rire est contagieux. A vous de choisir !
Les pleurs vont agir dans le même sens dans des zones encore plus profondes.
En plus des effets physiologiques, il y a aussi des gains énergétique, tel que plus d’expansion, de relaxation, on se donne plus de place, on se permet… d’être !
De plus, quand on rit, ou quand on pleure, il est difficile de penser, de juger, car nous sommes totalement absorbés par l’instant.
MF : Est-ce que le fait de pleurer ne va pas me rendre encore plus triste ?
Aashti : C’est l’idée que certaines personnes peuvent avoir, Nous avons tellement appris à réprimer, à cacher nos larmes, que nous croyons qu’elles seront sans fin, si on leur donne de la place. Dans la réalité, ca ne se passe pas comme cela.
Si on regarde bien, les rires et les pleurs sont la même chose, Les deux sont une expression de notre cœur.
Le rire est une expression extravertie, qui nous invite à s’ouvrir, à lâcher les masques, à oser se montrer avec plus de simplicité, retrouver et partager notre joie intérieure, sans raison.
Pleurer est une expression intravertie; les pleurs vont nous aider à entrer dans les profondeurs de notre être, y reconnaître et accompagner ce qui est là : les maux qui n’ont pas pu être exprimés, les blessures et les souffrances. Ils nous permettent de développer une rencontre intime avec soi, avec l’autre, avec la vie.
Que ce soit la honte, la culpabilité ou tous jugements que vous avez face à vos émotions crée de la confusion. Cette confusion vous sépare de votre intuition. Vous perdez ainsi, l’accès à la beauté, la richesse et toute la sagesse de votre cœur. Les pleurs, vécus dans ce contexte de méditation, vont vous aider à mieux contacter et démystifier les multiples dimensions des pleurs et vous pourrez ainsi, mieux vous accueillir dans la globalité de votre être.
Vous avez probablement vécu un moment où vous pleurez de joie et où vous riez de tristesse. Vous ne savez plus qui est qui et quoi est quoi? Je me trompe ?
Cet espace est très précieux. Ce processus de méditation favorise cette connexion intérieure; qui dynamite les repères, et permet l’harmonie entre les deux hémisphères du cerveau ; soit le féminin et le masculin en chacun de nous. Et cela ; sans avoir à passer par une analyse intellectuelle.
N’est-ce pas la rencontre sincère avec toutes les facettes de soi-même qui permet de contacter la paix intérieure ?
Alors, de ce point de vue peut-être que de pleurer en conscience va vous aider non pas à être plus triste ou plus heureux, mais surement plus libre !
MF : Peut-on vraiment rire ou pleurer pendant une heure? ou trois heures?
Aashti : C’est la question à 100 points. Le mental aime bien performer, être bon, être le meilleur.
Rassurez-vous! On ne doit pas rire aux éclats ou pleurer sans arrêt. Il ne s’agit pas de vouloir être des super woman ou super man! Il n’y a rien que vous deviez faire. Nous ne sommes pas là pour se forcer. Au contraire, le processus nous invite à voir combien on se met sous pression, on retient. on fait semblant, on brûle la chandelle par les deux bouts, on s’en demande toujours plus sans être en contact avec ce qui est vrai et juste pour nous. Nous sommes là pour inviter, pour se respecter, pour se donner la permission, C’est cette ouverture et cette écoute de soi qui va vous permettre de retrouver et de goûter à ce qui est naturel. Naturel dans le sens de ce qui est réel. Je peux vous dire que cela est tellement nourrissant, qu’on ne voit pas le temps passer!
MF : Et la période de silence dans tout cela ?
Aashti : La période de silence est très importante. C’est elle qui fait le pont entre l’aspect thérapeutique des rires et des pleurs et la méditation. On se donne le temps pour re-trouver cet espace tranquille en dedans, de s’y déposer, d’observer et d’accueillir avec bienveillance ce qui est, sans vouloir rien changer.
Nous n’avons pas appris à l’école à développer cette capacité à prendre de la distance face aux évènements, d’en devenir le témoin est un phénomène qu’on appelle la dés-identification, Cette non-identification laisse apparaître une dimension de joie, de plénitude, de félicité sans raison autre que celle d’être, d’être bien vivant ici…et maintenant! S’ouvre alors tout doucement une nouvelle conscience… un nouveau regard sur la vie ! On se prend moins au sérieux, le contrôle de soi se transforme en maîtrise de soi.
MF : J'ai rencontré plusieurs personnes qui ont fait ce stage et qui parlent de transformation importante par la suite, pourquoi est-ce si efficace ?
Aashti : La beauté et la magie d’un espace de méditation est que chacun y vit ce qu’il est prêt à vivre, à son rythme.
L’efficacité est surement dans la grande simplicité du processus et dans sa capacité à relier le corps, le cœur et l’esprit.
Plusieurs personnes m’ont témoigné qu’après le stage, ils sont devenus plus conscient des effets de leurs pensées sur leur bien-être physique ou psychique.
Ils se permettent plus facilement de se positionner, de faire des choix plus approprié et respectueux d’eux-mêmes, et d’exprimer plus simplement ce qu’ils ressentent, que ce soit au travail ou dans leur famille.
D’autres me disent combien leur vie est plus « relaxe » depuis qu’ils se prennent moins au sérieux. Ils sont capables de prendre du recul devant une situation difficile, d’y porter un regard nouveau et de trouver des solutions gagnantes pour tous qu’ils n’auraient jamais imaginées avant.
Ils se sentent plus confiant dans leur ressenti et réalise qu’ils sont beaucoup plus vivant et créatif depuis qu’ils n’ont plus à tout contrôler dans leur vie, ou dans celle des autres.
Pour moi, c’est comme un grand bain d’amour, avec un grand A! Et pour le reste, je ne cherche plus à comprendre. Ca relève du mystère !
MF : Vos propos donnent vraiment envie de passer à l’action.
Aashti : Tant mieux ! Car toutes ces belles paroles ne servent à rien si elles ne sont pas vécues. La démarche consiste à en faire l’expérience. Par exemple, Les participants du groupe 2006 ont décidé de se rencontrer mensuellement pour continuer à partager et nourrir leur flamme. C’est du concret!
Pour ma part, je suis toujours touchée de pouvoir accompagner les gens et de les voir s’ouvrir et fleurir à travers ce contexte privilégié. J’ai fait ce processus dans sa version originale de 21 jours et dans sa version de 7 jours, en tant que participante et en tant que facilitatrice à plusieurs reprises. Je le conseille à tous ceux et celles qui sont dans une démarche sincère de transformation, ainsi qu’à tous les intervenants en relation d’aide.
MF : Et quand pourrons-nous en faire l’expérience ?
Aashti : Bientôt, n’attendez pas plus longtemps.
Pour vous offrir une semaine d’amour, rien que pour vous, en bonne compagnie.
C’est du 19 au 25 novembre 2007.
Le groupe se déroule sous forme de 4 soirées et un grand week-end en pleine nature, dans un gîte très confortable.
Ça se passe à Lille, Vous allez me dire pourquoi pas Paris ?
Parce que Lille est très accessible ; 50min en TGV de Paris, ou de Belgique,
Il y a déjà un groupe sur place qui offre une structure d’accueil et une facilité de transport pour les gens de l’extérieur. C’est très précieux, autant pour les échanges que pour le porte monnaie.
C’est donc un rendez-vous !
Pour toute information ou pour recevoir la brochure détaillée
Veuillez contacter Karine Cochonat
au 06 60 81 83 04
Ou vos commentaires à Aashti :
aashtiplanet@hotmail.com
www.ecoleintuition.alchymed.com
Skype : aashti.tousignant
Animée par Aashti
Fondatrice de l’Ecole In-Tuition, Québec- Europe. Thérapeute, Coach, Formatrice.
Elle est reconnue pour être facilitatrice des méditations thérapeutique depuis 1994.
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