- Accueil
- La vision du site
- Spirituel aujourd'hui
- Les méditations
- La voie du cœur
- Enseignants spirituels
- Sexe, couple, Tantra
- Stages de thérapie
- Le bouddhisme
- La voie du zen
- Qigong/Taichi/Yoga
- Stages et formations
- Dossiers actualités
- Produits bien-être
- Produits bio & naturels
- Musique
- Livres

POUR CONTACTER
meditationfrance.com

par e-mail

 

 


 


Juillet-Aout 03

Extrait du Manifeste de l’Europe des consciences

Dans notre société, le sentiment d’une crise majeure de l’éducation est aujourd’hui à peu près unanimement partagé. C’est une crise de civilisation. Notre société parvient de moins en moins à se poser la question de son devenir. Elle est incapable de proposer aux enfants et aux jeunes un projet commun, clair et désirable.

Violence de l’éducation actuelle

Les parents manquent de repères. Cela rejaillit sur l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants. Qu’ils soient autoritaires ou laxistes, dans les deux cas, la relation à leurs enfants est empreinte de violence : violence contre l’enfant ou violence contre eux-mêmes.

Le système éducatif actuel fonctionne lui aussi sur la violence. L’idée d’aller à l’école pour y réussir ou y échouer est un reste de barbarie. L’école prépare les enfants à vivre dans un monde d’angoisses, de peurs, de compétition. L’éducation repose de plus en plus sur la concurrence de chacun contre tous, sur l’individualisme. Les enfants l’apprennent dès le plus jeune âge : il faut “ faire sa place ”, “ apprendre à s’en sortir ”, à “ se battre ” pour “ trouver une place dans la société ”, avoir une bonne carrière, gagner beaucoup d’argent. Le système scolaire est également utilisé pour évacuer opportunément les jeunes du marché du travail.

Il résulte de cette situation une souffrance grandissante, pour les enfants et les jeunes mais aussi pour les parents et les enseignants : un ennui chronique, une résignation et une perte de sens. Le tout, accompagné de pathologies diverses, d’une déshumanisation et, à terme, d’exclusion.

Pour une éducation porteuse d’humanité

L’éducation telle que nous la concevons doit permettre de grandir en humanité, d’acquérir une capacité de jugement libérée des conditionnements, découlant d’une observation attentive. Elle doit donner du sens et du corps à l’idée qu’apprendre est une aventure sensible, imaginative, intellectuelle et humaine. Elle doit faire naître le goût et le plaisir d’apprendre.

Le respect de chacun, enfant comme adulte, est à la base de cette éducation. La volonté de construire une société plus humaine également : une société où l’homme et la nature soient au centre de nos préoccupations. Nous tisserons notre “ lien d’humanité ” en enseignant à vivre l’un avec l’autre, pour l’autre et non pas l’un contre l’autre. Il est nécessaire que cela soit enseigné car ce n’est pas inné. Il s’agit de faire naître un sentiment de solidarité avec la communauté humaine tout entière. De même que sur le plan politique nous sommes conviés à nous sentir individuellement “ l’obligé du monde ”, de même s’agit-il d’apprendre à devenir “ l’obligé de l’autre ”. En d’autres termes, nous apprendrons à admettre comme un fait, et non comme un idéal ou une utopie, la réalité de la fraternité. Celle-ci doit être expérimentée pour être reconnue et pouvoir se développer.

Le sens de la responsabilité

L’éducation cherchera à promouvoir le sens de la responsabilité, vis-à-vis de soi-même, des autres et du monde qui nous entoure. Sens de la responsabilité pour les éducateurs également car on enseigne aussi ce que l’on est. La relation éducateur-éduqué devient primordiale dans cette approche éducative. L’enseignement direct de celui qui pratique une activité auprès de ceux qui désirent l’apprendre sera encouragé. Chacun pourra connaître tour à tour les situations d’enseignant et d’enseigné tout au long de sa vie.

L’école deviendra un lieu où se rencontrent les différentes composantes de la société. De cette façon, les enfants pourront participer à une société (plutôt que s’y insérer telle qu’elle est) et contribuer ainsi à son évolution. L’école servira ainsi de base à la construction de la citoyenneté active et de la démocratie participative.

Révéler chacun à lui-même

L’éducation aura pour but de révéler chacun à lui-même tout en lui révélant les richesses, l’énergie et la beauté qu’offre le monde à son alliance vitale. Le rapport à la nature tiendra une place importante car il permet de découvrir des valeurs durables et vitales, de renouer avec la Terre nourricière et avec les lois du monde vivant. Tous les apprentissages devront être transmis hors de toute menace d’échec et suivant le rythme propre des personnes. L’éducation travaillera à rendre chacun tout à la fois autonome et solidaire.

Les savoirs sont utiles pour construire le monde de demain, mais, nous le savons, “ science sans conscience n’est que ruine de l’âme ”. A côté des savoirs, l’épanouissement de la personne, son équilibre psycho-affectif, la perception de ce qu’est un être humain, le langage poétique trouveront toute leur place.

Toutes ces idées sont à la fois neuves et très anciennes. Elles appartiennent à celles et ceux qui les mettent en pratique. Elles restent incompatibles avec l’acceptation du modèle dominant. La tâche est donc immense, mais elle commence par des petites transformations de pensée, d’attitudes et de comportements.

Nous accordons une place centrale à l’éducation, dans chacun de nos foyers comme dans tous les lieux de sa transmission. Notre avenir et notre destin partagé en dépendent.

Le site de l’Europe des consciences : http://www.europe-des-consciences.com/


retour